WHITE CROCODILE The Stranger

12 Oct 2015

 

Ca commence comme Bang Bang de Nancy Sinatra...

 

...avec un putain de trémolo oldschool sur lequel se pose la voix parfaite de Julie Biereye.

 

Ca, c'est l'entame de The Stranger, l'album de White Crocodile, animal international (Franco-americano-suédois...) qui mélange allégrement rythmes punkoïdes, ballades aux relents seventies, énergie et romantisme, français et anglais. Pari risqué mais maitrisé, que dire de plus ? Je vous le demande !

 

Eh bien, nous avons pas mal de choses à ajouter, à vrai dire.

Si à la lecture de cette introduction vous pensez à un joyeux bordel sans homogénéité, vous vous plantez ! Malgré des caractéristiques fleurtant bon avec le grand écart artistique, c'est une immense cohésion qui unifie les onze titres de cet opus. La personnalité du groupe n'y est pas étrangère, leur son non plus. Celui-ci évoquerait facilement un univers à la Calexico (période The Black Light), à la Cramps, au tube de la Sinatra cité plus haut, à une certaine période Lou Reed (pas la pire) sur Les Avions notamment.

 

Si notre cœur penche plus facilement pour les titres chantés dans la langue de Shakespeare, ceux dans la langue de Molière ne laissent pas indifférents pour autant.

Textes parfois surréalistes, emprunts d'un romantisme new wave, post-punk (donc assez typé années 80 avec cependant une production qui mérite que nous la nommions ainsi), ils séduisent par leur fraîcheur presque juvénile et leur mentalité "do it yourself" (rien à foutre des qu'en dira-t-on quoi !).

 

Sur une base classique guitare/basse/batterie (avec aussi quelques claviers qui traînent leurs guêtres sur certains couplets-refrains), c'est le rock qui frappe à la porte de nos enceintes.

Ca sonne américain à presque 100% (les titres en français lorgnant du côté des Noirs Déz époque du Où Veux Tu Que J'Regarde, donc du Gun Club), et la voix de Julie Biereye, parfaite répétons-le une nouvelle fois, habite l'ensemble sans lasser. Elle ne dérape pas sur les parties plus enlevées tout en ayant la main mise sur les tempi plus lents.

 

Que dire de plus ? Eh bien, nous n'avons plus grand choses à ajouter, à vrai dire. Nous avons kiffé, comme disent les djeuns,  cet album relativement court (35'53'') qui souffle un air rafraichissant sur nos tympans.

 

Fortement sympathique, aisément addictif, White Crocodile réussit son pari de squatter, non pas les égouts parisiens, mais nos platines pendant un long moment (au point d'en oublier de rédiger cette chronique).

Événement, vous en conviendrez facilement, pas si fréquent que ça, par les temps qui courent.

 

 

 

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