STARSET Transmissions

7 Oct 2015

 

Starset c'est la bande-son indispensable à vos soirées astrales de cette fin d'année...

 

... un soupçon de rock perdu dans un océan de douceur, de calme et de volupté intersidérale, quelquepart entre les frasques de Philae, celles du commandant Koening, de la base lunaire Alpha.

 

L'avenir prometteur que dégage cette galette, ce groupe aux influences multiples, magnifié par un certain Logan Mader dont le talent, assurément polymorphe ne cesse de nous surprendre, nous ensorcelle.

En attendant, peuples Biths, Céréens, bouclez vos ceintures, chaussez vos casques, détendez-vous, guettez ce nouvel horizon musical qui s'offre à vous, nous décollons...

 

Dès les premières secondes de first light, le ton est donné: les bidouilles électroniques caracolent en tête, le son est résolument tourné vers la modernité, et les premiers influences musicales trainent dans le brouillard cosmique que distille Starset: pêle-mêle, 30 seconds to mars, Linkin Park, Nin, Our lady peace, Three days grace se baladent dans le cockpit de vos émotions, à mesure que les mélodies s'enchainent, que le chant rock se fait sentir, juste avant que la voix claire ne prenne les commandes. Ce sont les premières impressions dues au décollage, qui l'espace d'un instant ébranlent le vaisseau Starset. Fort heureusement, il bifurque rapidement à l'orée de saturne, chope sa vitesse de croisière, se joue des anneaux, des dangers de collision tellement prévisibles.

 

A bien y réfléchir, cet album n'en est pas vraiment un, il est construit comme une bande-son cinématographique, et à mesure que l'histoire se déroule, que le rhème progresse dans l'hyperespace, la musique qui s'échappe des enceintes, remplit les modules beta et tetra de nos univers psychiques, comme seules les grandes orchestrations savent le faire.

Entre calme, souveraineté, légitimité.

 

Les ambiances se font et se défont au gré d'images qui se dessinent sur les écrans rétiniens de nos casques. Pourtant, à mesure que s'enchaînent les titres, les limites de l'espace tel que nous les percevons, deviennent superfétatoires autant que les chapitres de nos propres existences, que nous essaimons malgré nous, aux quatre coins de la galaxie. Notre conscience serait-elle touchée? Sommes-nous bombardés d'illusions hypnagogiques? Avons-nous atteints notre Point of no return?

Les calculs de l'ordinateur central sont pourtant rassurants, le rapport médical lui aussi évolue en ce sens, malgré la perturbation évidente que subit notre système limbique. C'est à peine si nous pouvons nous rappeler le chaos, les doutes et les angoisses que connait tout voyageur humanoïde, lorsqu'il s'embarque dans ce genre d'aventure sensorielle au long cours.

 

Mais déjà la lumière se fait plus oppressante, plus sombre, à mesure que Rise and fall résonne, une descente des plus violentes s'amorce. Le voyage touche à sa fin.

Hagards, nos pupilles scrutent les hublots, la passerelle censée nous ramener à nos vies, sort sans bruit de son logement; bientôt l'ordre nous est donné de désengager nos ceintures de sécurité, nos respirateurs cellulaires, tandis que nos démons se rappellent à nous et nous murmurent que le futur est maintenant...

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