6.33 Deadly scenes

8 Oct 2015

 

Foi de nous, les 6.33 are back...

 

...quelquepart entre la blanquette de veau servie à peine froide, le suppositoire du soir, l'alcool de riz bon marché que le petit dernier s'enquille entre deux cours de japonais, alors que sa maman adorée lui talque délicatement les fesses !

Appelons en PCV, le vieux barbu tout de rouge vêtu, qu'il dégage illico de notre liste, la voiture télécommandée de Starsky et Hutch et qu'il la remplace par un seau plein à ras bord, de valium, de shabu, ou de fraises Tagada selon la disponibilité des charcutiers-primeurs thaïlandais...

 

Driiiiiiiiiiiiiiiiinggggggggggggggg

Au secours Alice, le lapin blanc nous entraîne, Alice, il nous entraîne....

 

C'est à peine si nous avons le temps de prendre place dans le wagon, d'attacher solidement nos ceintures, que la chenille se met en branle, crache des flammes par les naseaux et démarre en trombe. En chemin elle prend bien soin d'éventrer les panneaux de vitesse sur son passage, de griller toutes les priorités d'usage qui régissent ce manège enchanté aux couleurs bigarrées. Rapidement Tex Avery nous désarticule les mandibules, à grands coups de genoux-cailloux-joujoux, tandis que nos perruques argentées dérivent dans la stratosphère de nos psyché-délices...

 

Driiiiiiiiiiiiiiiiinggggggggggggggg

Nous regardons par dessus nos épaules, en espérant découvrir une aire de repos, un lieu propice à la méditation transcendantale, mais impossible de nous concentrer véritablement. Le fantôme de Mike Patton ne cesse de tournoyer autour de nos esprits groggys, même si le plongeon dans la lave incandescente a tendance à stimuler notre point G, entre le scrotum et l'arbre aux bananes magiques. En sortie de virage, nous échouons sur une plage phonographique du trafiquant de chaire humaine. A la lueur des ophicléides, nos dermes s'ouvrent aux voix baroques qui nous hèlent, bien tardivement. Bientôt, un océan de jus de framboise déferle au fond de nos gorges et manque de nous étouffer.

 

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiingggggggggggggggg

Enfin la pénombre s'installe, juste avant qu'une boite à musique tic-tic, toc-toc ,tac-tac, ne vienne convertir nos âmes en chamallows géants. Nous succombons avec délice à cet univers de sucre qui colle nos neurones les uns aux autres, dans un gigantesque fracas de rire, qui n'est pas sans nous rappeler Waltari. quant au détour d'un glory hole, nous croisons le grand Goldorak qui nous invite à le suivre pour combattre le sucre d'orge géant qui marche sur la ville. N'écoutant que notre courage, nous fuyons, au risque de nous faire fulguro-blaster la tête...

 

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiingggggggggggggggg

En l’espace de neuf petits tours et puis s’en vont, la machine décélère et nous éjecte, comme si les enfants que nous sommes toujours, ne devaient pas abuser de ce Deadly Scenes hautement addictif.

 

Difficile d'effacer ce sourire béat qui barre nos visages. La belle Alice peine à cacher sa gourmandise, et à l'heure du thé, les facéties musicales des 6.33 ont su convaincre les petits comme les grands...

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