MONO & THE OCEAN Transcendental

19 Nov 2015

 

Ce split-album de Mono & the Ocean s’adresse à tous les déracinés du bulbe, dont nous faisons évidemment partie, à tous ceux qui ne peuvent pas concevoir...

 

... apprécier la musique sans se torturer un peu la tête, beaucoup l’esprit, passionnément les méninges, sans redouter que l’âme  soit par instants, foncièrement noire, ou du moins empreinte de mélancolie. 

 

Et alors que nous détestons cordialement les split-albums,  il  nous faut humblement avouer qu’il est bon aussi parfois, de tordre le coup à ses propres certitudes, de faire fi de ces voix qu’il nous semble entendre !

 

Dès la première écoute, nous devons admettre que cette association musicale fonctionne divinement bien, que le morceau de Mono aurait très bien pu être écrit par the Ocean ou inversement, même si chacun garde son caractère primesautier, instrumental pour Mono, rock pour the Ocean, qu’il est bien difficile de savoir qui à instaurer le dialogue, qui répond à l’autre et franchement ?

 

Who’s care ?

 

Et alors que ces deux morceaux dépassent allégrement les douze minutes chacun, nous ne saurions trop vous inviter en ces périodes frelatées (ou la différence de l’un détruit la richesse de l’autre), à vous laisser balader par ce monstre musical qui porte si bien son nom ; comme d’habitude rien n’est laissé au hasard,  ni la pochette aux forts accents japonais, ni le titre de ce split, dont la forte connotation philosophique n’aura pu échapper  aux scolastiques.

 

Nous vous aurons prévenu, la portée universelle de cette ode musicale pourrait bien en surprendre plus d’un, à commencer par nous, par vous. Ici les frontières de la musique sont largement dépassées. C’est une odyssée que ces deux groupes vous proposent, nous présentent, à l’instar d’une réalité aux portes de l’infini, qui s’évapore aussi vite qu’elle est apparue; elle flirte avec les les limites occidentales d’une perception sensorielle, que nos carcans psychiques peinent à accepter.

 

Et pourtant.

 

Sur nos visages, se dessine l’esquisse d’un sourire, à mesure que s’égrènent les secondes, les notes de musique, que le poison s’insinue dans nos veines écarlates. Ce split-album vaut toutes les hydres de la terre et des enfers, il ne vaut surtout que par l’ouverture d’esprit que vous voudrez bien chevaucher, que par les résistances que vous voudrez vaincre, les préjugés surannés que vous voudrez balayer d’un simple revers d’intelligence.

 

En ces temps grandement nauséabonds (et alors que nous peinons à panser nos plaies), la sortie de ce mini album de Mono & the Ocean tombe à point nommé : il nous permet juste de croire, comme si nous pouvions en douter, que des cultures aux antipodes l’une de l’autre, peuvent s’accoquiner entre elles et que de cette union contre-nature, peut naitre un monstre, à la beauté toute angélique ?

 

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