ARCHIVE Rennes le liberté 27/10/2015

1 Dec 2015

 

 

C'est quoi le problème avec ce groupe ?

 

Nous avons beau nous triturer les méninges, aucune réponse claire n'apparaît malgré que nous ayons un nombre ....

 

sérieux d'hypothèses. Mais commençons déjà par le commencement : mardi 27 octobre, Le Liberté, à Rennes, accueille le groupe britannique Archive pour la tournée consécutive à son dernier album en date, Restriction, sorti il y a dix mois de cela.

Alors, Bien ou bien ?

 

 

Ca démarre fort, très fort ! Gros son, bonne balance et c'est tant mieux au regard du soin apporté par le combo à ses compositions studio. Bon point également au Liberté qui, malgré une réfection totale il y a de cela quelques années, jouit encore d'une mauvaise réputation quant à l'acoustique de sa grande salle. Donc ça démarre fort avec Feel It, morceau d'ouverture du dernier opus, suivi de Fuck U.

 

Dave Penn, au chant, assure mais déjà pointe le premier bémol, pas plus tard que sur le troisième morceau quand Pollard Berrier se pose sur le chant de Penn... Aïe... C'est faux, ça égratigne méchamment les tympans ! Autant quand Penn pose sa voix sur celle de Berrier (sur les morceaux suivants) le résultat est positif, autant là c'est désastreux. Passons...

 

Quand Berrier passe au chant lead, re-malaise. Il chante bien, enfin juste, là n'est pas la question, mais le gus semble totalement peu investi. Son jeu, proche du zéro absolu, va de paire avec une voix, certes maîtrisée, pas vraiment convaincante. Si les choses en étaient restées là, nous serions ressortis presque ravis, juste un peu désarçonnés par ce gus.

 

 

Hélas les choses n'en restent pas là. En effet, aux alentours du septième ou huitième morceau apparaît Holly Martin, la charmante chanteuse qui plombe littéralement l'ambiance avec les titres les moins percutants du groupe, estampillés FM. Les tempis lents et à l'ambiance vaporeuse n'aident pas non plus à maintenir l'énergie électrique/électronique des titres précédents.

 

 

Après le passage de Martin (qui reviendra pour le rappel avec un morceau chant/guitare d'une mollesse incroyable bien qu'il y ait de la place pour de méchantes envolées testostéronées), le groupe n'arrive pas à réellement repartir sur les (bonnes) bases des premiers morceaux. Pis : Berrier semble encore moins investi (disons le clairement, nous avons l'impression qu'il se fait chier sur scène). Seul Numb parvient à redonner un coup de fouet vers la toute fin du set.

 

 

Le concert, plutôt bien géré en terme de light show, de qualité sonore, s'achève sur une impression des plus mitigée.

 

Alors, c'est quoi le problème avec ce groupe?

Est-ce un soucis lié à la set list ? Celle-ci, démarrant tambours battants sombre subitement dans des méandres d'ennuis polis, gâchant le plaisir suscité d'entrée de jeu. Mauvais choix de morceaux ? Sans doute...

 

 

Est-ce la faute à un dernier album chelou ? Peut-être car les nouveaux morceaux n’entraînent pas l'adhésion du public à leur cause et ce malgré un potentiel certain.

Est-ce dû à des instrumentistes au rabais ? Certainement pas ! Ils sont tous en place, concernés, restituent une ambiance proche de celle des albums studio. Nous apposons également une mention très bien au batteur qui cogne fort, bien et qui sait renouveler son jeu qui reste, de bout en bout, inventif et percutant.

 

 

Pour nous, là où le bat blesse sérieusement, c'est au niveau des chanteurs. Pour refaire l'historique du groupe, seuls les deux membres fondateurs (aux claviers et à la programmation) sont en place depuis le début tandis qu'un incessant turn-over des chanteurs rend la structure du groupe chancelante.

 

Résultat : le groupe manque d'âme. Si l'illusion existe bel et bien sur les prestations studio d'Archive, sur scène, il en est tout autrement. Ca ne pardonne pas ! Finalement, c'est une immense sensation de gâchis qui nous accable. Dommage.

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