THE ONE HUNDRED Subculture

16 Dec 2015

Qui a dit que le Père Noël n’existait pas, qui a laissé pensé que les miracles n’étaient que vue de l’esprit, qui a pu croire que le rock ne se relèverait pas, qu’il ne pouvait pas se régénérer, d’autant que la période est propice à l’essorage de vieux schnocks sur le retour dont le terme le plus adéquat serait … ridicules ?

 

Ici tout l’inverse, juste une bande de sales djeunes, de jeunes branleurs londoniens, qui affiche à peine deux ans d’existence, qui nous balance comme ça l’air de rien, son 6 titres, à la tronche, pochette minimaliste au titre pourtant évocateur : subculture !

 

 

Forcément nous fonçons, un brin interloqués, amusés aussi, puisque le cd est rejeté par l’autoradio, pourtant de bonne facture, qu’il nous faut donc nous installer confortablement, précieusement dans le fauteuil club à crédit, le casque stéréo rivé sur les oreilles, pour déguster cet ovni musical qui se lance sur la platine.

 

Pim pam poum, tchak ka tchak, et qui, bzzzzz  grrrrr .... vient juste de nous exploser à la gueule, renversant le verre de brandy que nous tenions d’une main, décoiffant Poilux, notre adorable lévrier afghan de quatre ans, que nous caressions de l'autre main .

 

What the fuck ?

 

C’est quoi ce putain de son ? Cette putain de voix ? Ces putains d’arrangement, ce putain de crossover ? Cette putain de rythmique ultra moderne ? Ces putains de refrains ? Ces putains de sons électroniques ? Cette putain de justesse de ton ? Cette putain d’énergie ? Ces putains de compos ? Cette putain d’envie de danser ? De vouloir choper la voisine, à même le carrelage ? De se faire tatouer la pochette du groupe illico presto, dans le dos ?

 

Mais c’est quoi ce putain de groupe ? mais c’est quoi ce bordel ?

 

Nous ne savons rien sur eux ou presque, pas de bio fournie, que dalle, pas de photos, juste un compact-disc sous cellophane, comme pour mieux nous signifier que l’essentiel est ailleurs, que les références musicales sont obsolètes, digérées, magnifiées, rap-ées, riffées, mixées, sublimées tout au long de cet Ep, de ces sillons qui affiche une insolente entité musicale : the One hundred !

 

En clair, il y a urgence !

 

Virez les gosses dehors puisqu’il fait beau, filez un billet à votre femme pour qu’elle promène ce connard de klebard sur les berges de Vladivostok, balancez aux chiotes la nourriture bio qui croupit dan le bac du frigidaire, appelez vos potes, commandez deux camion-citerne de houblon, rachetez des clopes, même si vous avez arrêter de fumer depuis dix ans, et que tout le monde s’en branle, dégagez le canapé en croute de cuir suédois, et montez le son : la vie est bien trop courte pour passer à côté de ce putain d’album.

 

Merci qui ? Merci Nous… Ok ! Merci petit Papa Noël… 

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