ONE MORNING LEFT Metalcore Superstars

24 Feb 2016

Passer à côté de cet album, des finnois de One Morning Left, aurait été la plus grosse bévue de l’année.

 

Autant le dire tout de suite, ne vous fiez, ni à cette pochette à deux francs quinze sous, ni à ce titre pourri, Metalcore Superstars, ou alors, à moins de le prendre au quinzième degré.

 

Ovni. Cet album est une promesse, il est foutraque à souhait, il est juste ce que nous vénérons en ce début de troisième millénaire putassié…

 

 

 

 

 

 

Mais qui a dit qu’on ne pouvait décemment pas, marier la musique disco, les sons tendance dubstep, la pop et ses ritournelles entêtantes à un chant ultra puissant aux relents hardcore, sans paraître ridicule ? Décérébré ? Anachronique ? Parodique ? Désuet ? Baroque ?

 

Attention tout de même !

Ici c’est une musique en béton armé dont il est question, une musique propulsée à grands coups de blast, à la manière d’un crossover de bon aloi, uniquement sauvée des limbes de l’apocalypse, par des refrains catchy que nous reprenons bêtement à tue-tête. Pendant ce temps, les parties de clavier finissent de nous contaminer dangereusement. Sournoisement .

 

Et comment dire ?

Le jeu et le son typiquement ancrés dans les années 80, sonnent comme si un handicapé moteur tentait de reproduire une suite d’accords, en appuyant sur toutes les touches à la fois, le filet de bave en moins. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, nous nous surprenons à attendre ces délicieux moments surréalistes qui titillent, nos oreilles averties.

Pire, nous…adorons.

 

Et puis de part et d’autre de ce quatrième album, émanent de superbes passages qui nous font penser que le meilleur des OML est encore à venir, tant la marge de progression nous semble grande et assumée : le solo de flutiau sur You’re dead Let’s disco, le chorus d’obédience rythmique sur Metalcore superstars, les premières mesures élégiaques d’Eternity, la voix féminine qui boucle Stick & stones.

 

Bien sur tout n’est pas encore parfait : les soli de gratte sont un peu téléphonés, les refrains punk maintes et maintes fois entendus, mais après ces deux mille sept cents écoutes successives, une seule question nous taraude véritablement l’esprit.

 

Et si ces quelques égratignures auditives n’existaient que pour nous exciter l’occiput ? Se pourrait-il que les gars d’OML le fassent exprès ?

 

Rien n’est moins sur, rien n’est moins sur...

 

 

 

 

 

 

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