HERON OBLIVION Heron oblivion

31 Mar 2016

 

 

Heron Oblivion est un groupe atypique, comme l'atteste son premier album du même nom. Et comme tout groupe atypique, il mérite que nous nous y arrêtions un moment.

 

Pourquoi est-il si atypique ? Bonne question.

 

Peut-être que son postulat de départ sort des chemins battus. Peut-être parce qu'il brouille les pistes pour au final révéler des saveurs à nulles autres pareilles

 

Et en vrai, ça donne quoi ?

 

Le morceau d'ouverture commence lentement, sur un arpège assez limpide, nimbé d'une légère réverb et d'un peu de pédale whammy. La basse est ronde et la batterie, toute en tomes graves, instaure une atmosphère planante, assez proche des standards seventies, genre Steppenwolf et autres du même acabit.

 

Puis la voix survient évoquant un voyage en terre irlandaise, avec cette voix féminine évoquant Loreena McKennitt. Ou bien du côté de groupes comme Evanescence pour l'espèce de sous-jacence métal qui irradie d'on ne sait où.

Et puis, un pont, tout en disto... Evoquant du gros rock qui tâche, puis retour au calme et aux vertes prairies irlandaise.

Puis re-pont et là dessus gros délire à deux grattes qui se tapent chacun un solo de son côté, rendant le tout hyper brouillon, mais pas dénué d'intérêt.

 

A peu de chose près, cet état de fait perdure sur tous les autres morceaux de l'album. Seuls les tempis changent, les intros également, mais l'ensemble reste battit sur les mêmes fondations.

 

Est-ce un bien ou un mal ?

 

Un peu des deux à vrai dire. La surprise de départ passée quant à cette formule pour le moins peu orthodoxe, il reste le plaisir de dénouer les fils conducteurs des solis respectifs. Le son est très typé seventies, le son des grattes es superbement travaillé et les solos sont variés.

 

Au final, cet album souffle un esprit très West Cost (San Fransisco, flower Power etc...) ce qui attire irrémédiablement et qui attise le feu de la curiosité. De même, l'étrange paradoxe, entre cette voix féminine douce et éthérée et les passages électriques presque bruitistes, rend facilement accroc, même si un je-ne-sais-quoi laisse perplexe.

 

Peut-être que le fait qu'il n'existe pas de refrain déstabilise un peu. Pas de gimmick à reprendre à tue-tête quoi... Mais ça fait du bien de sortir des sentiers balisés et en ce sens Heron Oblivion prend un risque plutôt payant, à notre sens.

 

Cet album, le premier du combo, donne l'impression d'un premier jet plein de promesses. Et comme tout le monde aime les promesses, nul doute que ce groupe saura les tenir.

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