KING GIZZARD AND THE LIZARD WIZARD Nonagon infinity

22 Apr 2016

Ca y est, nous vous entendons d'ici : chouchouteurs de masse, lecheurs de cul, flagorneurs à la petite semaine y tutti quanti ! Franchement, nous  nous en battons les couilles ! Parce que oui, ils sont hyper productifs et qu'une fois encore ils reviennent sur le devant des platines. Parce que oui, ils sont éminemment sympathiques, parce que oui, ça envoie du steack et parce que oui, nous aimons leur esprit jusqu'au boutiste.

 

Ils, c'est une nouvelle fois les King Gizzard and The Lizard Wizard. Et leur nouvel opus s'appelle Nonagon Infinity.
 

Et c'est bien, une nouvelle fois.
 

C'est comme si le groupe avait pigé que tout se joue dans les premières années, quitte à se crâmer les neurones à composer sans relâche, quitte à s'éplucher la pulpe des doigts sur la mandoline électrique à six cordes, quitte à se démembrer sur une batterie récalcitrante, quitte à se désquamer les lèvres à force de souffler comme un damné dans un harmonica imprégné d'une haleine qui n'a plus d'âge et qui fleure bon le doudou ayant tout subi.
 

Ils ont pigé que rien ne sert de jouer sur la durée, que les Stones, Les Beatles, les Who, tout les Grands Groupes de la planète et de l'histoire du rock ont pondus leurs meilleurs skeuds dans leurs premières années. Que maintenant, ils ont l'air cons les Jaegger, les McCartney, les Gilmour, qui ne font plus rêver personne (qui rêve d'avoir 70 balais franchement?).
 

Du coup Monagon Infinity reprend les choses là où I'm in your mind fuzz les avait laissé (incorporant le petit riff d'I'm In Your Mind dans son premier titre Robot Stop) , mais en encore plus intense, plus électrique, plus jouissif.
 

Comment dire ?
 

En fait, c'est un peu comme si le combo prenait une idée musicale et l'étirait au maximum, reprenait son thème et le répétait, le répétait, le répétait, le répétait, quitte à lasser, à lasser, à lasser, quitte à ce que cette ritournelle ne cesse de hanter l'habitacle de notre crâne.
 

C'est un peu le même principe qu'une vis sans fin, qu'une spirale infernale : nous descendons, inexorablement, et nous devenons fous, complètement barjots par ces airs qui ne cessent de nous hanter.
 

Et puis, y a aussi les rythmiques qui nous habitent, qui nous rendent nerveux, incapables   de tenir en place, surescités surénervés surtensionnés, parce que sous haut voltage, branchés direct à la batterie d'un dragster.
 

Ca déménage et mémé elle kifferait pas des masses.
 

C'est électrique, c'est à l'exact opposé de Paper Maché dream Ballon, c'est nerveux, c'est psychédélique, c'est fou. C'est les king Gizzard... Et nous, on adore, quoi que vous en pensiez !

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