DAVID FOSTER WALLACE Brefs entretiens avec des hommes hideux

14 May 2016

 

David Foster Wallace, écrivain au style inimitable, qui dynamita la littérature américaine. Alors, qui mieux que nous, pour dévorer  l'Intégrale et  vous  faire découvrir huit ouvrages à ne manquer sous aucun prétexte.

Du roman au recueil de nouvelles, en passant par des essais philosophiques, par exemple.

Oui, vous saurez tout, sur DFW, le vrai, le faux, le laid, le beau…

 

Recueil de nouvelles publié en 2005 en France, florilège d’histoires courtes ou longues, stylisées ou pas, qui peu à peu, laisse pourtant leurs empreintes, ou plutôt laisse l’empreinte indélébile d’un écrivain farfelu certes, mais ô combien prolifique.

 

Cet ouvrage est une habile entrée au monde wallacien tel qu’il est, tel qu’il fut, tel qu’il sera à jamais.

 

 

 

 

 

DFW nous démontre de la plus belle manière qui soit, mais de la plus complexe aussi, qu’un écrivain qui réécrit à lui seul les codes de la littérature américaine, de la littérature tout court, peut être à la fois, un touche à tout de génie dont le bric à brac stylistique n’est qu’une façade, un prétexte pour imposer, apposer son regard, son humour cruel, son intelligence sur l’homme et ses plus grands travers, son absence d’humanité ou pas…

 

L’homme qui console cette femme esseulée ne pense t-il au fond qu’à la baiser, ce violeur psychopathe n’est-il pas au fond sa propre victime, le pervers qui attache « librement » ses victimes dicte-t-il ou subit-il ce choix, vaut-il mieux garder sa voiture chérie ou partager l’enfant ?

 

Pire encore, nous les hommes devons-nous nous soigner ? Vraiment ? Et si nous n’existions à bien y réfléchir, qu’au travers de ces femmes, de ces salopes qui ont un jour, ouvert la boite de Pandore pour notre plus grand … bonheur ?

 

Au travers de ces grandes principes, l’amour, le sexe, les fêlures, les femmes, la vie dans ce qu’elle a de plus pathétique ou de plus drôle, DFW s’escrime à nous retourner le cortex dans tous les sens, pliant, violant, massacrant nos certitudes les plus absolues.

 

En nous proposant des textes ultra-courts, comme autant de respirations salvatrices, il nous surprend et nous ravit, lorsque chaque idée, chaque mot, chaque gimmick, chaque espace, chaque silence est ciselé de main de maitre et que ce fragile édifice, à tendance minimaliste nous apparait être d’une justesse effroyable, d’une évidence insolente.

 

Bien évidemment quelques instants plus tard, DFW nous démontre tout le contraire, c’est dire toute l’étendue de son talent, au travers de matriochkas qu’il s’amuse à déshabiller lentement, page après page, comme si au cours de cet effeuillage alambiqué, il pouvait être son propre maelström et à la fois l’archange de sa propre folie.

 

Comme si, comme si...

 

... l’univers tout entier et à mesure qu’il s’en nourrissait, le consumait avidement, inexorablement…

 

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