MINOR VICTORIES Minor victories

26 May 2016

 

 

 

Alors que nous étions plus que réticents à l’annonce de la formation de ce super groupe les Minor Victories : de ces super super musiciens, pour un vrai super album, aux super chansons, développant un super concept musical, qui nous ravirait les méninges… au super, nous dûmes hélas, réviser nos jugements merdiques.

 

Le hic : après maintes et maintes écoutes, comment dire ?

Cet album est vraiment, mais alors vraiment…  super !

 

 

 

 

 

 

Déjà le son est époustouflant !

Au casque, c’est une tuerie, avec des basses bien profondes, soutenues par une rythmique dont nous pensons tout le plus grand bien, un kick de batterie qui surprend pour le genre musical et dont la retombée puissante apporte une assise imparable aux morceaux.

 

La basse hypnotique projette des lignes assurément mélodieuses qui soulignent, magnifient l’orchestration de ces 12 titres. Les cordes galopent, les notes égrenées par le piano, le synthé, nous tiennent en éveil à chaque instant, alors que l’empilement des strates, le croisement des instrumentations se révèle être stupéfiant, notamment lorsque la gratte résolument rock s’y fraye un chemin, à grands coups de riffs tranchants.

 

Rajoutons à cela deux voix qui se partagent le chant, quand bon leur semble, dont une saturée à mort, celle de Rachel, qui nous fait craindre le pire, puisque la bougresse s’emploie à jouer le décrochage, la limite de ses possibilités vocales, comme si la justesse qu’elle s’évertue à tutoyer, n’existait que pour mieux flirter avec la fragilité ?

Le chant masculin, quant à lui, de par son phrasé insolent, paresseux, traînant, voire presque hésitant nous rappelle, que la noise, le rock a toujours été avant tout, une histoire de branleurs patentés qui se la racontent, qui nous la racontent.

 

Alors vous allez évidemment mentionner le fait que tout ceci n’est qu’une funeste blague, que ce groupe n’existe pas vraiment, que ces titres sonnent déjà entendus, ou du moins nous rappellent d’éminentes références artistiques, qu’il n’est pourtant nul besoin de mentionner, et vous aurez évidemment…tort !

 

Le hic, c’est de s’être laissé cueillir alors que rien ne nous y prédisposait, de s’être laissés porter par cette musique, par ces musiciens que rien ne prédisposait, non plus, à composer ensemble, à s’amuser, à chercher de nouvelles écritures musicales.

 

A bien y réfléchir, la réussite de cet album ne tient-elle pas aussi à ce fil ténu, cette vérité, cette liberté, ce plaisir ?

Qui sait…

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