SIXX: AM Prayers for the damned

4 Jun 2016

 

 

 

La bonne claque aux mauvaises surprises et alors que le ciel nous tombe sur la tête, les trois de Sixx:Am réalisent à ce jour, n’ayons pas peur des mots, leur meilleur album.

 

Alors si vous doutiez de l’existence réelle de ce band composé d’excellents zicos à l’affolant pedigree, attendez-vous à ramasser vos dents, à éplucher ce qu'il vous reste de dendrites écarlates …

 

 

 

 

 

Cet album aurait pu, aurait du s’appeler Liberation, tant le souffle nouveau qui se dégage de cette galette permet de gueuler haut et fort, que les trois musiciens ont bien fait d’en faire leur priorité, plutôt que de continuer cahin-caha, à l’habiller autant que de le déshabiller selon les préoccupations, les occupations à bout de souffle, des uns des autres. Honnêtement nous n’aurions pas parié un kopeck, ou alors deux sur cet album, tant le précèdent nous avait un peu laissé sur notre faim, nous avait paru trop facile.

Évident.

 

Ici les Sixx :Am réussissent le mariage parfait entre des mélodies pop de très bon aloi et des riffs rock calibrés juste ce qu’il faut , apportant leur dose de binaire sans pour autant vous arracher le peu de neurones qu’il vous reste en fin ou en début de journée. Pire encore, vous vous surprenez dans votre caisse, à chanter à tue-tête, ces refrains imparables qui rentrent par le petit bout du cortex pour ne plus en ressortir, boostés par une basse bien ronde dont la tourne nous surprend et nous fait vraiment penser que décidément, Nikki Sixx est surtout, bien avant d’être un mutha-fucker, un putain de bassiste.

 

Alors évidemment, vu la dégaine des trois compères, tatoués de la tête aux pieds avec l’option vestimentaire Mad Max 1, 2, 3 et 4, certains lecteurs ou certaines, seront tentés de passer leur chemin en criant à l’imposture.

 

Pourtant entendons-nous bien.

 

Nous ne cesserons de le marteler en ces lignes, ICI il s’agit d’un album de pop-rock dont nous parlons, ici nous parlons de mélodies vocales, de chœurs, d’harmonies subtilement dosées que porte une voix étincelante, qui s’amuse et virevolte, crachant étonnamment des textes profondément…noirs, comme un parfait contrepied à cette ambiance joviale ?

 

En effet, difficile de ne pas taper du pied à l’écoute de ces onze titres, de ne pas tomber raide dingue de cette rythmique des plus contemporaines : du mid-tempo, des riffs taillés pour la route, des soli de guitare pas forcement inspirants, mais inspirés qui respectent l’ossature musicale de chaque morceau, tirant les silences, soulignant avec justesse les ruptures, portant les paroles, le chant et son évidente décontraction.

Envoutant.

 

Au final, car il nous faut bien stopper cette critique qui n’en est pas vraiment une, cet album tient méchamment la route, mieux, l’espace d’un instant, il nous rabiboche avec le rock, dans ce qu’il peut avoir de plus excitant, à savoir lorsque des musiciens regardent loin devant, hument l’air du temps, sonnent modernes et proposent une musique d’une étonnante fraicheur, sans pour autant devoir …

 

Se damner ? Ni prier ?

 

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon