SERATONES Get gone

9 Jun 2016

C'est un matin comme tant d'autres : réveil difficile, paupières lourdes et gonflées de sommeil en retard, bouche pâteuse, humeur de chien... bref c'est une journée de merde qui s'annonce,  mais vous  y êtes habitués.

 

Vous vous dites qu'un bon café, bien noir, bien serré, vous tirera des limbes et du brouillard de ce petit matin, mais rien n'y fait : vous avez la tête dans le cul et rien ni personne ne pourra changer cet état de fait.

 

Mais, en êtes-vous si sûrs ?

 

Pour commencer, dirigez-vous vers votre chaîne, glissez Get Gone des Seratones dans la platine et là ! Déflagration d'une guitare aux riffs acérés, une voix puissante et une batterie monstrueuse d'efficacité rock n rollesque viennent vous cueillir, tel un uppercut de Mohammed Ali, quelque part entre le bol de corn flakes et le caca du matin.

 

Déjà, vos poils se hérissent sur vos avant-bras, vos cheveux headbanguent d'eux-même et vos jambes, votre tronc, tout se met à osciller, à bouger, comme si ces mouvements étaient indépendants de votre esprit et de votre volonté.

 

Il faut dire que les Seratones s'en donnent à cœur joie. Leur rock, teinté de blues et de sonorités 70's a tout pour plaire ! La voix de A.J Haynes est puissante, chaude, c'est un feulement gorgé de trémolos qui dynamise à merveille des compos très remuantes.

 

Ici, tout n'est que question de riffs, de martèlements de fûts pachydermiques, de bonne humeur aussi (pas de place aux larmes, ici, c'est le rock qui domine de toute sa splendeur énergique), ce qui ne tue pourtant pas la nuance, notamment avec quelques morceaux plus doux, plus chargés émotionnellement, mais loin d'être plombants.

 

Il n'y a aucune faute de goût, dans ce Get Gone, l'ensemble est homogène, sans baisse de régime et se termine dans une sorte de calme, de celui qui suit le combat et qui annonce le retrait des troupes. L'agencement des morceaux est parfait, relance la sauce quand il le faut, sait calmer les ardeurs de la même façon, bref, là aussi, c'est le sans-faute qui prédomine.

 

Seratones nous rappelle un peu la grande Janis Joplin, ou, pour les plus jeunes, Izia avec son premier album (même si Seratones a ce petit quelque chose en plus que la fille Higelin ne possède pas). Sans doute est-ce le fait que Get Gone reste un produit américain, et qui mieux que les américains pour nous pondre un bon vieux rock qui défouraille sec?

 

Une seule conclusion nous saute aux yeux : oubliez vite vos yeux embués de larmes, les bâillements intempestifs, le manque de sommeil, et branchez vous sur le secteur, faites bondir votre tension de 1 à 20.

 

Avec Get Gone, vous êtes fin prêt à en découdre avec cette nouvelle journée qui vous attend !

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon