CONFÉRENCE STREET ART Musée de Grenoble le 13/06

16 Jun 2016

 

Approche historique du Street Art, durant environ deux heures, conférence qui retracera aussi bien l’origine du SA que l’évolution actuelle qui se dessine, à savoir l’arrivée massive des nouvelles technologies qui bouleversent peu à peu les tendances, les envies, les supports et surtout les messages.

 

A l’ère du smartphone, de l’ultra-connecté, connectable, les artistes SA s’emparent allègrement de ces nouveaux espaces d’expression qui s’offrent à eux, de ces nouveaux terrains de jeux qui ne demandent qu’à être conquis : smartphone et application spécialement dédiée à cet usage, cartographie en temps réel, scellement de clés usb, propagation de vidéos, le graffity numérique se décline aussi en une version indoor ; à l’instar du light painting.

 

Ainsi, cet art futuriste se propage à l’abri de l’épreuve du temps, développant une interaction, nouvelle, avec un public de plus en plus friand et connaisseur, il bannit d’une certaine manière  les frontières, l’espace, le temps lui-même.

 

L’artiste Sweza, nous parle de son travail, notamment dans les rues de Berlin, où il fait vivre le projet de QRadio : au mur une image d’un gros ghetto blaster muni d’un QR code, qui une fois scanné lance sur le téléphone portable, la vidéo d’une cassette audio qui tourne, crache son beat issu d’un autre temps…

 

Et tandis que Jérôme Catz précise que grâce à ces nouvelles générations d’artistes, le SA évolue, se régénère constamment, il ne peut s’empêcher de penser que la temporalité si chère à cette mouvance, ne sera bientôt plus qu’un vestige, une illusion qui risque de bouleverser ses fondements mêmes.

 

Vikks Van Hillick, nous rappelle alors que le SA de ce troisième millénaire se nourrit de références graphiques polymorphes, élaborées qui emprunte aussi bien au monde du tatouage qu’au dessin classique, aux cartoons américains, à Robert Williams, et que la qualité, la complexité des réalisations actuelles n’a véritablement plus rien à voir avec l’émergence de cet art, lorsqu’il se répandait dans les années 70, les rues de New York alors que le writing comptait avant toute chose.

 

Les œuvres doivent-elles alors vraiment disparaître ?

 

Outre la qualité intrinsèque des intervenants, le haut degré d’expertise qui nous a convaincu, il nous semble qu’un réel débat avec le public organisé tout au long de la conférence aurait permis une toute autre dynamique, un véritable échange, assurément plus riche qu’une foire aux questions lâchée maladroitement à une heure indue.

 

D’autre part, nous aurions apprécié que soit traitée de manière un peu moins superficielle, l’évidente relation qu’entretient le monde de l’art contemporain et du street art : entre renommée ? Vulgarisation ? Star business ? Nécessité ? Légitimité ? Reconnaissance ? Opportunisme ?

 

Dommage…

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