RHCP the Getaway

25 Jun 2016

 

Que peut encore avoir à dire, à raconter un groupe tel que les RHCP, alors qu’il a connu tous les succès, tous les errements aussi, qu’il n’a vraiment plus rien à prouver au monde, et que ses musiciens, aussi fous soient-ils, vieillissent eux aussi.

 

Heureusement, ils nous rassurent sur notre propre condition d’homo sapiens, notre capacité à nous régénérer ou pas, et ce, malgré les affres du temps.

 

Et si cet album était celui d’un nouveau virage pour le groupe, un virage tout en douceur, en volupté ?

 

 

 

 

 

A l’entame de cet album, il est évident que la coloration pop prend le dessus, comme un habile saupoudrage de mélodies, de musicalité servi par une voix dont la signature vocale, n’échappera désormais plus à personne, tout comme le jeu de basse de Fléa, omniprésent, omnipotent, qui aura à lui seul démocratisé, vulgarisé le slap, comme s’il n’avait jamais véritablement existé avant ce groupe, au groove imparable.

 

Treize chansons, comme autant de voyages, de perles sonores qui s’enquillent à la suite, l’air de rien, l’air de tout, comme si ce road-movie musical, nous permettait de passer la tête par la fenêtre du carrosse, de sentir sur nos peaux diaphanes, le souffle de l’été qui s’annonce, de la vie qui remplit nos poumons, alors que les paysages défilent devant nos yeux. Incrédules.

 

D’une certaine manière, ils nous rappellent le meilleur de ce groupe et les couleurs chatoyantes qui s’offrent à nos rétines translucides, nous font croire au meilleur, nous font admettre que l’Age peut aussi s’apparenter à une sagesse, une étonnante sérénité, une force larvée conduisant les RHCP sur la route d’une belle et grande liberté qui nous ravit.

 

Nous sommes là, chahutés par cette ambiance pop feutrée, qui nous sied si bien, nous nous surprenons même à tapoter du pied sur ces tempi, certes ralentis, mais qui pourtant nous cajolent les sens, faisant fi de nos réticences. Les morceaux s’enchainent sans fausses notes, sans fautes de gout, laissant émailler deci-delà, de belles trouvailles : des arrangements subtiles, l’addition d’un piano, de choeurs, d’une voix féminine, comme pour mieux souligner, la richesse, la diversité de cet opus, sous influence toute beatlesienne.

 

Et alors que nous n’attendions vraiment rien de cet opus, encore moins des RHCP, notre émotion légitime et bien réelle, nous surprend autant qu’elle nous rabiboche avec ce temps qui glisse et nous échappe, nous émascule.

 

A bien y réfléchir, l’écoute de ce magique Getaway, nous offre une cure de jouvence inédite, à bien des égards salvatrice dont l’universalité toute aussi inconvenante, finit d’éradiquer nos pensées les plus irrationnelles.

 

Même les samouraïs ont des rêves…

 

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