GOJIRA Magma

3 Jul 2016

 

 

Gojira.

Magma.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyage. Charon. Obole.

 

Au loin, les sabots du Helhest résonnent encore, et c'est le ventre noué que nous découvrons les premières notes de ce  magma propédeutique dont s'échappent des mélopées sépulcrales, revigorées et terribles à la fois, qui emplissent nos camisoles vestibulaires.

 

Drumming. Latence. Coloration.

 

Sur les bords du Styx, nous attendons patiemment que notre tour vienne, nous guettons naïvement un éclat de solstice, qui saurait cajoler nos âmes endolories, alors que par instants, la fièvre nous gagne, que les riffs entêtants, à l'instar de loops, finissent de tanner cette peau flétrie, usée qui est la nôtre.

 

Abysse. Magma. Réverbération.

 

La barque tangue, elle semble ivre; ivre de nous faire chavirer à chaque instant vers ces rivages insoupçonnés qui nous effraient autant qu'ils nous ravissent ; nous suffoquons tout autant qu'il nous semble respirer pour la première fois, comme si, ballotés par les flots, ou par ces mots, nous naviguions enfin vers la promesse d'une aube exaltée, exaltante.

 

Résurgence.

 

Pourtant, et à mesure que nous nous empêtrons dans nos propres dédales, jaillit une lumière astrale, qui après chaque sillon, chaque cercle concentrique, nourrit nos propres fantasmes, nos propres croyances, guidant ces pas qui nous ramènent vers Gaia. Le temps se fige : Gojira à la manière d’un Dante extatique, nous ramène sur ces berges, désormais familières dont les ramifications telluriques gravent sur nos visages, un imbécile sentiment de béatitude.

 

Spiriti magni 

 

Le meilleur est à venir, seulement le meilleur…

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