ARCHIVE THE FALSE Foundation

12 Oct 2016

 

 

Archive ce groupe résolument protéiforme reste fidèle à ce qu’il sait faire de mieux : brouiller les cartes musicales, les redistribuer à l’envers, tout en prenant bien soin de les écorner, de les triturer au point de semer le doute, l’angoisse, la zizanie dans nos esprits pourtant féconds.

 

Et si cette ode, dont la résurgence céleste n’échappera à personne, sonnait le glas de cette formation atypique ?

 

Et si…

 

 

 

 

 

Attention cet album ne s’écoute pas…

The false foundation se déguste, se mérite, se fait désirer entre sonorités ultra branchées, éminemment ancrées dans l’air du temps et ritournelles passéistes, machiavéliques qui font que chaque note et chaque sonorité, nous rendent perplexes tout autant qu’elles nous comblent de joie, farfouillant chacun des vestiges auditifs que nous aurions pu conservé au fond de notre mémoire.

 

Les couleurs affluent, les atmosphères défilent, elles bousculent nos habitudes, défient notre entendement, ravagent notre entêtement à trop vouloir nous raccrocher aux ramifications ténues du précèdent album, alors que les stries patiemment gravées tout au long de ces dix morceaux, nous transportent aux frontières d’une farandole extatique.

 

Cette ferveur technoïde nous amène sur les berges d’une transe hypnotique, dont le chant volontairement saccadé, dépouillé, répétitif, nous évoque les danses shamaniques, dont le velouté tribal, ne cesse de nous consumer. Les flammèches virevoltent, lèchent nos parties les plus intimes, titillent nos sens comme si la complexité des arrangements ne faisait qu’attiser ce feu sacré que nous portons en nous.

 

Et puis au détour d’une note de piano, d’une mélodie chaotique, robotique, une indicible mélancolie se dessine peu à peu ; les notes étouffées se confondent aux silences qu’elles imposent et qui finissent par nous absorber entièrement, comme si ces mots à peine chantés, ces refrains scandés étaient les nôtres et qu’ils cajolaient nos existences faites de papier mâché.

 

Combien de voyages nous faudra-t-il entreprendre  pour que nous puissions appréhender à sa juste valeur cet opus, dont la grandiloquence nous effraie autant qu’elle nous ravie ? Pouvions-nous seulement espérer pareille ballade ? Assurément non, et c’est bien tout ce qui fait le sel d’Archive, ce collectif d’artistes sait nous emmener vers des contrées musicales insoupçonnées, là où surtout, nous ne les y attendons pas…

 

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