AGNES OBEL Citizen of glass

31 Oct 2016

 

La scandinave nous revient, avec sous le bras, un nouvel album, qui devrait lui permettre de se baguenauder sur nos terres, qui peinent encore à geler. 

 

Elle vient y diligenter la bonne parole, ou tout au moins y répandre un peu de sa mélancolie automnale comme si de rien n’était, comme si le temps lui même se figeait, pour mieux  déguster ce Citizen of glass

 

 

 

 

 

Agnès Obel est cette elfe à la blonde chevelure, cet être de lumière, de folie ou d’infinie sagesse, qui vous rabiboche avec les tempi les plus lents, les orchestrations les plus incertaines, les ambiances les plus minimalistes.

 

Dans sa quête infinie autant qu’irrésistible, Elle marque cet opus, de cette singularité qui est la sienne ; réussir que chaque silence, chaque bruit, chaque son devienne une note, une mélopée à l’instar d’une ritournelle aux sels usés,  d’une transe aux arômes acidulés.

 

De sa voix tantôt fugace, tantôt angevine, elle réussit à habiller ses digressions pentatoniques d’un voile éthéré dont les ramifications cristallines, se brisent une à une.

Ne reste au loin, que l’écho d’une plainte sublimée, d’un soupir contrit, d’un contrepoint évidé de toute supercherie.

 

Se jouant sans cesse du vertige qu’elle apprivoise, elle tisse ce chemin d’écriture qui nous étonne autant qu’il nous ravit, alors que l’utilisation moderne d’instruments de musique pour la plupart devenus obsolètes, habille chacune de ses chansons d’une pointe de nostalgie.

 

Les images s’enchainent, les sons s’entrechoquent, les souvenirs ressurgissent. Agnès Obel telle une Anésidora décomplexée, fait ressortir ce qu’il y a de plus profond en chacune de ses chansons, en chacun de nous, et c’est aussi ce qui nous émeut…

 

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