CHAGALL De la poésie à la peinture

14 Nov 2016

 

Du 26 juin au premier novembre avait lieu, à Landerneau (29), une exposition sur Chagall, intitulée « Chagall de la poésie à la peinture ». Alors, bien ou bien ?

Que dire pour relater cette expérience... décevante ?

Tout d'abord, il convient de dire que cette exposition est organisée par le « Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture ». En effet, ce même
Édouard Leclerc, qui a donné son nom à une chaîne de supermarchés (dont nous ne citerons pas la marque), a ouvert son premier magasin dans cette jolie ville de Landerneau.

Sur le billet d'entrée, il est noté « Pour une culture accessible à tous ». Hem... 8 euros l'entrée plein tarif pour un adulte, c'est cher payé l'entrée quand on connaît le slogan de cette chaîne de grandes surfaces qui se targue d'être « le moins cher point com ». La visite commence mal avant même d'avoir vu la première touche de couleur. Notons juste, en guise de comparaison, que l'entrée du
Guggenheim de Bilbao plafonne à 13 euros pour une prestation et un rapport qualité/prix n'ayant rien de commun (une chronique est lisible ici).

L'exposition
Chagall nous propose un nombre conséquent de pièces du peintre. Dessins, peintures, céramiques, la somme de toutes les œuvres est impressionnante et retrace l'extraordinaire carrière de cet homme d'origine russe ayant vécu presque un siècle et ayant connu deux guerres mondiales et deux exils.

Mais ! Car il y a un mais, le lieu est exigu, tout le monde (160 000 visiteurs durant la durée de l'exposition, hors dernier week-end, soit une moyenne de 1260 personnes/jour) fait la queue devant les tableaux comme pour accéder à un manège à
Disneyland ou autre. La lumière n'y est pas fameuse et peu d'indications apparaissent devant le tableau que nous regardons. Bref, nous consommons du tableau au kilomètre, dans un brouhaha continu, comme au ... supermarché ?

Nous pénétrons difficilement dans l'univers du peintre, aucun guide audio n'est mis à disposition (contrairement au
Guggenheim, et gratuitement svp) pour nous éclairer sur ses inspirations, sur ces choix artistiques. Seul un panneau récapitulatif par période nous explique le contexte dans lequel telle ou telle peinture a été faite. C'est bien maigre et fait, qu'hélas, nous ressortons de cette exposition avec un goût d'inachevé.

 

Au final, seules une ou deux œuvres restent gravées dans nos souvenirs.

Gâchis !

 

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