PEGGY GUGGENHEIM COLLECTION Palazzo venier dei leoni

3 Jan 2017

 

Direction, fin d'année 2016, Venise. Si le but de ce voyage est purement personnel, il a néanmoins été propice à la visite de la collection (permanente) Peggy Guggenheim au Palazzo Venier Dei Leoni.

Bien sûr, vous aurez reconnu le nom de cette « franchise » de l'art contemporain dont les musées sont associés à diverses villes dans le monde (
Bilbao, New York, Helsinki, Abu Dhabi...). Peggy Guggenheim est celle qui, un jour de 1938, ouvrit son premier musée à Londres. Elle influença ainsi fortement le monde de l'art d'après guerre.

Ce palais, sa maison, en est la preuve et regorge d’œuvres des plus grands artistes (dont certains amis intimes) du XXé siècle.

Pêle-mêle, nous retrouvons, entre les « quatre » mur de cette bicoque :
Picasso, Dali, Miro, Max Ernst, Chagall, Kiefer, Warhol, Kandinski, Pollock, Calder et bien d'autres encore (Dubuffet, Giacometti etc... liste prestigieuse non exhaustive).

Si le caractère exigu de l'habitation nous semble peu propice à l'exposition de ces pièces de Maîtres, la réalité est toute autre. Les pièces sont vastes, claires (l'éclairage artificielle étant suppléé par l'éclairage naturel provenant de vastes ouvertures donnant, en partie, sur le
Grand Canal), et les tableaux et/ou sculptures bénéficient d'assez d'espaces pour se déployer.

 

Parfois, cependant, et ce au niveau du hall d'entrée, les visiteurs ne remarquent même pas qu'ils sont sur le point de marcher sur une sculpture aérienne de Calder tant la proximité œuvres/public est ténue.

Il en résulte un sentiment d'appartenir aux œuvres, ou de leur appartenir. C'est un peu magique comme sentiment. Tout comme peut l'être celui de voir un
Picasso pour la première fois, ou de (re) découvrir des fragments de l’œuvre de Pollock.

A travers la maison, nous prenons conscience de l'étendue des pratiques et techniques dont l'art-contemporain bénéficie et se nourrit. Cela, en un sens, nous rassure, car nous comprenons que l'avenir s'annonce radieux pour les artistes de demain. Nous prenons également conscience que rien ne se crée, mais que tout se transforme.

Ainsi, les street artistes dont nous faisons régulièrement écho dans nos chroniques, ont su ingurgiter et restituer à merveille l'esprit initié par
Peggy Guggenheim.

 

Un vent de fraîcheur et d'innovation qui n'aurait pas déplu à cette grande dame dont, dit-on, les cendres reposent dans le jardin du palais...
 

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