MINOR VICTORIES Orchestral Variation

4 Jan 2017

 

Nouvel album pour ce groupe décidemment atypique, qui nous subjugue plus que de raison et qui nous livre avec cet Orchestral Variation une relecture de son album éponyme : un conte moderne pour les grands enfants que nous sommes restés ?

 

C’est sagement assis près du feu, le casque rivé sur les oreilles que cet opus lâche ses premières notes, ses premières pépites instrumentales …

 

 

 

 

 

 

Les images défilent, les couches musicales s’empilent les unes aux autres, alors que les orchestrations théâtrales, se répondent entre elles, comme un langage qu’elles seules peuvent tisser. Les morceaux originels sont malaxés, définitivement triturés comme pour mieux se réinventer.

 

Les cordes, autant que celles du piano se tendent, martelées par une volonté unique, de vouloir déconstruire ces structures pop-rock étriquées, ces tempi sclérosants pour libérer ainsi la ligne d’horizon si caractéristique des orchestrations symphoniques. De-ci, de-là de vilains petits monstres bruitesques, dantesques viennent émailler ces partitions de toute leur désinvolture, gratouillant alors nos sens particulièrement cajolés.

 

Les notes caracolent, gambadent d’une ligne à l’autre lorsqu’elles ne se font pas silence elles mêmes, relayant l’écho de cette partition de piano qui tel un fil rouge ténu permet à l’album de se construire pas à pas, nous guidant, alors que la voix absente et troublante à la fois, nous empêche de raccrocher ces structures que pourtant nous connaissions du bout des oreilles.

 

Nous errons, nous peinons parfois à retrouver les mélodies qui s’allongent, se ralentissent, se tordent comme pour mieux nous ensorceler, tandis que les basses à l’instar de nos crépitements myocardiques, résonnent à l’unisson. Malgré cela, ces méandres musicaux, comme autant d’interludes dendritiques finissent de nous emporter au delà des limites que nous ne pensions pas pouvoir franchir. Seuls.

 

Ce nouvel album car il en est un, enchante autant qu’il désarçonne, gratouille autant qu’il impressionne, conquiert autant qu’il apaise nos âmes endolories.

 

Vivement la suite, vivement…

 

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