OCTAVE NOIRE Néon

20 Jan 2017

 

 

En ce mois de janvier glacial sort Néon, qu'Ocatve Noire nous livre comme ça, l'air de rien.

 

Directement, nous pénétrons dans Un Nouveau Monde. Si vous nous pardonnez cette facilité, due au fait qu'il s'agisse du premier titre de l'album, nous vous invitons à quitter le présent pour vous plonger dans cet univers rétro futuriste, à la croisée de la pop, de l'électro et des orchestration symphoniques synthétiques.

 

Néon en effet, mêle habillement ces trois univers pour en tirer une forme de quintessence, quelque part entre Sébastien Tellier, qui paraît être une influence certaine, et Serge Gainsbourg, même si cela semble un peu moins évident. Pourtant...

 

Il est clair qu'il existe une certaine accointance entre Octave Noire et Sébastien Tellier : même sens du groove, même côté poético-onirico-romantique, Bien qu'Octave Noire soit moins foutraque. L'autre différence, de taille, est que le groupe opte pour un chant en français contre, majoritairement, l'anglais pour le fantasque barbu. Tant mieux, du reste, qu'Octave Noire se soit arrêté sur notre langue, car l'accent anglais est un peu limite.

 

Bon point donc.

 

Mais il y a aussi cette touche, qui prend son envol au fur et a mesure des écoutes successives.Cette touche, c'est celle qui nous fait presque implacablement penser à Serge Gainsbourg et à son chef d’œuvre Histoire de Melody Nelson. Nous nous expliquons (parce que, pour certains, le rapprochement peut sembler obscur) : le son de basse, au début de l'album notamment, est fortement similaire à celui présent sur Melody Nelson. Non seulement le son est quasi identique, mais le sens du groove qui en émane l'est tout autant.

 

La comparaison ne s'arrête pas à ce superbe son de basse, magnifié par une batterie au diapason, juste impeccable de maîtrise, à tel point qu'en jouer paraît être un jeu d'enfant. Preuve, s'il en est besoin, que c'est bien fait, sans erreurs. Bref, paire rythmique parfaite, entre sensualité et groove, rien à redire.

 

Et puis, il y a ces orchestrations symphoniques, grandioses, épiques, rappelant, là aussi, celle d'Histoire de Melody Nelson. Les cordes sont justes belles à en pleurer, et agencées de telles façons qu'aucun temps mort ne survient tout au long de l'album, redonne un souffle quand un titre ronronne un peu trop et déclenche une salve d'émotions au moment opportun.

 

Imparable.

 

Pour parachever, il y a la voix. Douce, calme, elle impose un rythme délicat, sur lequel se reposer, reprendre ses appuis le cas échéant. Elle nous entraîne dans un ailleurs fantasmé, vers un imaginaire fait d'étoiles, de légèreté, loin du cynisme ambiant.

 

Peut-être même que, sans nous en rendre compte, nous touchons, du bout des doigts, un nouveau monde.

 

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon