ROBIN FOSTER Empyrean

25 Feb 2017

Robin Foster revient, pour notre plus grand plaisir, avec son quatrième album solo (sans compter ses collaborations diverses, notamment avec Dave Penn, chanteur d' Archive, ses remix et ses B.O de film etc), intitulé Empyrean.

 

Le britannique, installé depuis de nombreuses années en Bretagne, du côté de la presqu'île de Crozon, nous avait régalé avec Life Is Elsewhere, son premier album solo, avec son post rock hypnotique, puissant.

 

Empyrean, nous pouvons le dire, renoue avec ce qui faisait la force de son premier ouvrage. Mais comment, alors que les ingrédients composant la musique du britannique n'ont que peu changé, arrive-t-il à retrouver le sel qui faisait de sa musique un monument vertigineux ?

 

Les strates de claviers, pour installer une atmosphère cinématographique, chaudes, élégiaques par moment, toujours envoûtantes, sont toujours présentes, jamais cheap, toujours « au goût du jour ».

 

Par dessus, Robin Foster appose sa batterie (parfois électronique, parfois acoustique), sa basse, prenante, sensuelle, et ses arpèges de guitare, clairs, légers, évocateurs, avec le même doigté pointilleux, pour tenter de restituer une émotion par la seule force de notes de musiques collant parfaitement à un sentiment ambiant.

 

Si la majorité des morceaux sont instrumentaux, il sait s'entourer des bons collaborateur pour insérer des parties vocales magnifiques. Il retrouve ainsi Ndidi O sur Everlast (elle était présente sur le deuxième album du britannique, Where Do We Go From Here, sauvant cet album d'un naufrage presque certain) et Pamela Hute sur The Hardest Party .

 

Ces parties chantées apportent une dimension plus profonde, quoi que plus pop, à la musique de Foster. Grâce à une dramaturgie qui rehausse le côté déjà prenant des compositions instrumentales, l'émotion en vient presque à déborder des quelques 4 minutes des morceaux. Résultat, nous sentons , inexorablement, nos poils se dresser sur nos bras, nos cœur se mettre à nu, sans pouvoir nous protéger derrière un quelconque rempart.

 

Nous noterons que Robin Foster est fidèle et s'entoure de la même équipe « locale ». Nous retrouvons, par exemple, la présence d'Hibu Corbel sur un titre. Le batteur, membre du groupe Red Cardel, était déjà présent sur certains titres des deux derniers albums de Foster. La complicité règne donc sur cet album, et le ressenti qui en découle n'en est que plus fort

 

Cette fidélité est à l'image de la musique de l'anglais, sincère, véritable, tout comme peut l'être la recherche musicale de Robin Foster.

 

Sa musique cherche à restituer l'émotion vécue pour la transcender par la musique, chose qu'il réussi à merveille sur cet album sans faute..

 





 

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