GRANDADDY Last place

6 Mar 2017

 

 

Ils sont de retour !

 

Nous ne nous y attendions pas, c'est vrai , et pourtant, les voilà qui repointent le bout de leur nez.

Qui ça, ils ?

 

Les Grandaddy !

 

Le groupe américain fait son come-back après dix ans de silence et une rupture que nous pensions définitive tant leur leader, Jason Lytle, était occupé à droite et à gauche. Last Place nous replonge directement là où le groupe nous avait quitté, il y a un dizaine d'année.

 

Mais, pour ceux qui ont la mémoire courte ou qui ne connaissant pas le groupe (oui oui, ils existent), revenons un petit peu sur ce qui faisait la marque de fabrique de ce grand (mais modeste) groupe.

 

Les américains ont toujours pratiqué une pop oscillant entre grandiloquence et intimité. Orchestrant des ballades pop émouvantes, sortant parfois leurs (petites) griffes pour des morceaux plus virils, Grandaddy faisait preuve d'un immense savoir faire mélodique.

 

Leur spécificité ? Des claviers à la limite, parfois, du bon goût, très typés AB production (ce qui n'est pas un compliment), pourtant, ça prenait, et plus que bien ! En effet, ces sonorités très cheap, passée la surprise initiale, avaient cette faculté à nous tirer :

  • petit a, les larmes des yeux ;

  • petit b, une émotion entre l'euphorie et la gaieté ;

  • petit c, un mélange du petit a et du petit b.

 

Si nous ajoutions à cela des guitares folks de toute beauté, des rythmiques parfois chaloupées, des lignes de chant d'une sobriété et d'une perfection à toute épreuve, les Grandaddy avaient tout pour plaire. L'annonce de leur cessation d'activité nous avait donc perturbé, au delà de ce que nous imaginions.

 

Et puis, les revoilà, un an après l'annonce de leur retour (passé, il est vrai, relativement inaperçue) avec cet album, Last Place, à la fois sublime et intimiste. Oui, nous insistons sur ce point car intimiste est l'album, malgré des morceaux grandiloquents.

Car là est le point fort du groupe, savoir oser le grand écart sans jamais sombrer dans la caricature, sans jamais se perdre en chemin ni renier sa personnalité. Techniquement, nous retrouvons tout ce qui faisait de ce groupe atypique un combo si attachant. Même synthés pourris, même art de la mélodie imparable, même énergie nimbée de nostalgie.

 

Que dire de plus ? Les Beatles avaient tout révolutionné en leur temps. Grandaddy en a pris de la graine, s'est façonné une identité forte, à nulle autre pareille, et reprend les chose là où ils l'avaient laissé, en nous émouvant toujours autant, comme si le temps avait glissé sur les membres du groupe.

 

Comme si nous n'avions pas vieilli non plus.

 

Et n'est ce pas là ce qui nous touche le plus ? De pouvoir retrouver intacte une émotion que nous pensions avoir perdu quelque part en chemin ? En découvrant ces nouveaux titres plein de tact, de sensibilité et de charme, comme si nous avions dix ans de moins, elle ressurgit, puissante et apaisante et sonne, pour ce Last Place, un retour en état de grâce.

 

Cela ne fait aucun doute.

 

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon