MASTODON Emperor of sand

6 Apr 2017

 

 

Plus le temps passe, que déjà le huitième album des Mastodon, arrive sur la platine, putain le huitième ?

 

Et quand arrive un album des gars d’Atlanta, nous commençons à nous lécher les babines, guettant l’instant salvateur où cette carapace peudo-heavy-metal ringarde, qui leur colle aux basques depuis le début, (il suffit de mater la pochette pour s’en convaincre) finira de se fissurer, tel un vestige désabusé.

 

Et si cet instant était arrivé ? Au son de cet Emperor of Sand ?

 

 

 

Mastodon fait partie de ces groupes qui ne cessent de se réinventer, empruntant des chemins de travers connus d’eux seuls, mais qui finissent toujours par faire progresser le groupe : techniquement, musicalement, vocalement, humainement ?

 

Cet opus, à force d’écoutes à haute teneur addictive, ne révèle que des morceaux parfaitement calibrés : refrains entêtants, voix claire parfaite, comment peut-on d’ailleurs marteler à ce niveau le tempo et chanter à la fois, soli de guitare inspirés, même si le son est crade, riffs entêtants, loops rockn’ rollesque qui ont tendance à vous bouffer le cerveau en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ou l’écrire.

 

Juste avant que ne déboule…

Cet adorable passage psyché, alors que nous détestons d’ordinaire le rock psyché, mais qui pourtant, de par son placement dans le morceau, sa durée raisonnable, révèle toute l’intelligence des musiciens, leur créativité ou sensibilité.

 

Juste avant que ne déambulent…

Ces notes de piano, mais depuis quand Mastodon utilise t-il du piano ? Depuis quand Mastodon s’amuse t-il à caler des respirations dans ces morceaux ? Depuis quand fait-il une place évidente aux arrangements chiadés, aux sons électroniques de bon aloi ? Depuis quand le groupe se soucie t-il d’être aussi juste et précis dans son interprétation ?

 

Difficile…

Difficile de lâcher cet album qui est en tout point, n’ayons pas peur des mots absolument remarquable ; nous pourrions chercher à l’égratigner que nous n’y parviendrions pas tant cet Emperor of sand, of sound se révèle être inoxydable, semblant même par instants, se nourrir de notre propre étonnement, façonnant, chanson après chanson, ce plaisir qui ne décroit pas.

 

Mastodon ! Mastodon… What else ?

 

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon