NIKO YOKO I love N.Y.

2 May 2017

I Love N.Y. Un nom d'EP comme un slogan que nous pourrions arborer sur un t-shirt lors d'une promenade touristique. D'ailleurs, à l'écoute du premier morceau Casual Friday, le timbre de voix du chanteur, ou du moins une certaine forme de nonchalance, évoque celle de celui d'un groupe rattaché à New York, à savoir Julian Casablancas des Strokes.

Donc... Hein ? Quoi ? Nous faisons fausse route ? Le N.Y ne désigne pas la ville de
New York, mais le groupe Niko Yoko ? Vous êtes sûrs ?

Bon, nous sommes un peu taquin et jouons avec le titre de cet EP, car il y a matière, et parce que nous aimons ce groupe qui nous propose un 4 titres aux saveurs psychédéliques. En effet, leur pop « à l'américaine », plutôt orienté à l'ouest du pays, possède de nombreux charmes qu'il convient de mettre en avant.

Tout d'abord, ce groupe s'écoute les pieds dans l'eau et les yeux rivés dans le ciel, à contempler les nuages qui défilent au fil du vent. Par ses mélodies vocales, qui nous rappellent étrangement celles des
Beach Boys (dont Niko Yoko est à des années lumières strictement musicalement parlant), par son son chaleureux et cajoleur qui sait flatter notre oreille, le groupe séduit.

Nous nous retrouvons dans un univers à l'ambiance générale oscillant en légèreté et joie de vivre, faite de gimmicks accrocheurs qui s'incrustent sans forcer dans nos cervelles. Les refrains s'imposent à nous à des moments incongrus, lorsque tout va mal, ce qui a pour but d'atténuer ce cafard qui nous prend à la gorge dès que nous entendons parler, au hasard, d'élections présidentielles.

Donc, les mélodies vocales, les refrains et couplets sont gorgés de soleil, et l'instrumentation est au diapason. Avec une touche de réverb' pas ostentatoire, quelques guitares aux rythmiques entraînantes, des claviers aériens, tout est délicatement ouvragé. C'est simple à retenir, sans prise de tête, tout en respirant la modestie.

Vous l'aurez compris, cet EP tombe à pic durant ce printemps gâché par un niveau de bêtise rarement atteint (cf deux paragraphes plus haut).
Niko Yoko est donc un échappatoire à la tristesse ambiante et, serions nous tentés de dire, nous sauve de la dépression nerveuse.

Peut-être le groupe n'essayait pas de créer cette sensation, mais c'est ainsi que nous percevons leur musique : gavée de good vibration...

Et on en redemande ! 

 

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