EDITO SEPTEMBRE Paye ton cartable

27 Aug 2017

 

Un été entre rage et désespoir, entre chaleurs suffocantes et pluies déconcertantes, cet été fut hélas à l’image de notre psyché : fuyant.

Difficile de rebondir après plusieurs années d’écriture tonitruante, où tout semble en fait, déjà avoir été dit, avoir été pensé, avoir été écrit. S’offrent à nous, des chemins que nous ne sommes pas certains de vouloir emprunter, alors que pourtant notre désir réel d’avancer, de progresser, dans ce que nous sommes, ce que nous écrivons, gronde jour après jour, recouvrant alors nos pensées les plus secrètes.

 

Il nous faut avouer que nous attendons beaucoup de cette rentrée, trop peut-être, puisque les élections présidentielles étant enfin passées, les crédits alloués à la culture devraient nous permettre enfin, de voir des expositions dignes de ce nom : à commencer par la Biennale de Lyon que nous ne manquerons sous aucun prétexte et qui s’annonce d’ores et déjà, particulièrement excitante. Gageons que les musées, les galeries d’art, les Mac de France et de Navarre, puissent enfin s’aligner en nous proposant autre chose que des attrape-crétins bricolés au fin fond des archives.

 

Pour la musique de l’été, des affiches festivalières douteuses ont pullulé, affiches pour lesquelles nous pourrions appliquer le syllogisme suivant : tous les gouts musicaux sont dans la nature, y compris les mauvais, donc tous les publics ont du se satisfaire des artistes éminemment bookés.

 

Ainsi au Lollapalooza, se croisent Dj Snake, Alt J, les Rhcp, Lana Del Rey, Tom odell ou La femme, alors qu’au festoche des Vieilles Charrues, se côtoient, Dj Snake, Die Antword, Paolo Conte, Arcade fire, Dropkick murphys ou  J.M Jarre… que du côté de Rock en Seine, s’époumonent  At the drive in, The shoes, Lysistrata, Inuit, the XX, tandis qu’aux Eurockéennes, Arcade fire, Booba, Gojira, The Lemon Twigs, Machine Gun Kelly, Rhinferoce Dj Crew s’encanailleront surement.

 

Et puis, juste avant la rentrée littéraire, qui elle aussi va charrier son lot de promouvables, impossible de passer sous silence, le dernier Charles Bukowski « sur l’écriture » qui nous conforte juste un peu plus dans ce que nous pensons, ce que nous sommes envers et contre tous, envers et contre nous aussi. Pour rappel, nous chroniquons ce qui nous met la gaule le matin au réveil, quelque soit le média utilisé (art contemporain, musique, littérature, street-art, etc.), du moment qu’un seul de nos neurones est suffisamment sollicité pour se mettre en branle. 

 

Oui, vous l’aurez compris, ce qui nous anime est juste une forme d’amour incommensurable pour tout ce qui touche de près comme de loin à la Culture, la petite comme la grande, la contre-culture autant que la mainstream, la poisseuse ou l’indigeste parfois.

 

Ce n’est qu’à cet instant que nous vibrons à l’unisson et que nous pouvons donner le meilleur de nous-même : à savoir, écrire des papiers (les moins pourris possible), en sélectionnant scrupuleusement ce que nous lisons, ce que nous écoutons, ce que nous regardons.

 

Parfois, il arrive que les mots deviennent superfétatoires.

 

Alors aimez-nous juste pour ce que nous sommes, ou détestez-nous, mais par pitié, ne tentez surtout pas de nous changer, de nous imposer une respiration qui n’est pas la nôtre, de nous suggérer une ligne éditoriale aux antipodes de ce que nous sommes : libres et bordéliques à la fois…

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