ESKIMO CALLBOY The Scene

8 Sep 2017

 

Dire que nous attendions cet album, relève du doux euphémisme, nous le guettions avidement comme si notre vie en dépendait, que notre psyché ne pouvait se détacher de ce maelström dont les couleurs musicales semblent pouvoir se réinventer à l’infini, alors que ce groupe ne cesse de repousser ses limites et les nôtres à la fois.

 

Nous avons une pensée émue pour tous ceux et toutes celles d’entre vous qui ne connaissent pas ce groupe, qui vont s’immerger dans cet univers musical, unique et rocambolesque à la fois, qu’est the Scene.

 

 

 

C’est à vous que cette chronique s’adresse. Vous allez entrer par la grande porte, d’une musique qui fourmille à chaque seconde ou presque de brillantes idées, parfois saugrenues, frisant le kitsch, mais dont l’assemblage osé, parfois anachronique révèle ce que fait de mieux ce groupe.

 

Vous allez chercher, la bave aux lèvres à comprendre, ce que fait ce groupe, la direction musicale qui est la sienne, savoir d’ou ils viennent, quelles planètes fantasmagoriques ils ont du digérer pour arriver à un tel niveau de fusion, de justesse, d’harmonie. Ce qui est bien légitime et ridicule à la fois. Ici, votre seule aire de repos sera celle des refrains éminemment pop qui illustrent chaque titre, à l’instar d’un fil rouge salvateur.

 

Le reste de votre perception ne sera qu’abandon, quelquepart entre une perte sèche cochléaire et une démystification neuronale tendant tout simplement à modifier le substrat culturel dans lequel vous évoluiez jusqu’à cet instant, renversant alors vos convictions les plus évidentes. Pas de demi-mesure, de contre point aventureux, de triolets en embuscades, ni de silences avortés. Ici, chaque note est pensée, gravée avec la justesse et la sagesse de ceux qui savent s’aventurer en dehors des sentiers battus.

 

Vous aimez les voix féminines, le chant clair, le rap craché sur fond de tempo technoïde, vous aimez quand ça gratte, que ça pique, tout autant que ça vous caresse l’occiput, vous adorez quand les guitares se font douces, juste avant qu’elles ne vous assènent ce coup de massue derrière la tête et que le beat ne soit à l’unisson, de vos propres battements cardiaques.

 

C’est alors que la poussière cosmique s’insinue en chaque pore de votre derme, diffusant alors en vous ce sentiment incongru. Et si enfin vous aviez perçu la lumière, la seule qui puisse raisonnablement existé, c’est à dire la vôtre ?

 

Et si cet album avait le pouvoir d’éclairer les failles de ce monde imparfait, en sublimant ce que vous êtes ? Alors que ces questions d’un autre temps vous turlupinent, étonnamment, vos pieds continuent de battre nerveusement la mesure.

 

C’est peut-être bien tout ce qu’en attendait aussi les Eskimo Callboy

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