THOMAS DE POURQUERY/SUPERSONIC Sons of love

8 Oct 2017

Sortie du boulot vers 15 heures.

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La radio se réveille de 7 heures passées à siester sur le parking surchauffé. Rediffusion estivale de La Récréation, émission défunte de France Inter. L'invité du jour, c'est Thomas de Pourquery. Il est accompagné par Supersonic, le groupe avec qui il a produit l'album Sons Of Love.

En guise de mise en bouche, le présentateur annonce le morceau
Slow Down et là, instantanément, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous tombons amoureux du morceau. Prise du smartphone qui s'était alangui sur le siège passager, au risque d'une verbalisation de la marée chaussée, nous prenons note :
du nom de l'artiste,
du nom du groupe,
du nom de l'album,
du nom du morceau diffusé,
tout cela dans le but d 'être sûr de ne pas oublier ce que nous avons entendu.

Chat échaudé craint effectivement l'eau froide, comme on dit. Après de malencontreuses expériences d'oublis plus que néfastes, nous avons retenu la leçon, et cette fois-ci, nous ne voulons pas perdre de vu cet ovni musical. Mais revenons à nos moutons.


Slow down est un morceau très pop, très lancinant, montant inexorablement en puissance notamment grâce à la partie vocale, sublime, qui porte l'instrumentation, très cool. Survient alors une trompette en mode free jazz, et avec elle la chair de poule.

Parce que oui,
Thomas de Pourquery et Supersonic, c'est du jazz, mais de ce jazz aventureux, brassant très loin des références parfaitement maîtrisées. Les couleurs de ce disque sont dingues, sans cesse renouvelées, allant du piano classique sur Diamon Brown , en passant par une transe tribale (Give The Money Back), par du jazz très légèrement plus classique, et par des moments flirtant avec la pop musique.

L'ensemble s'avère assez génial. Les morceaux s'imbriquent les uns dans les autres avec brio, et, également,avec une certaine dose de magie. Si les couleurs sont différentes, si les morceaux sont variés, et eux aussi différents les uns des autres, une cohésion sans faille se fait ressentir sur ces onze morceaux.

C'est un peu comme si le groupe se produisait en live dans notre chaîne. Hifi (ou autoradio, ou lecteur mp3 ou que sais-je encore). L'énergie est contagieuse, les parties vocales sont phénoménales, les orchestrations terrassantes.

Le morceau schizophrénique
From Planet To Planet est renversant. Une première partie s'offre à nous, puis, après un piqué en vrille, démarre une seconde partie. Et, par on ne se sait  par quel procédé, les deux partie se superposent, totalement décalées et pourtant fondamentalement liées l'une à l'autre.

Il y a dans ce disque des morceaux joyeux (
Simple Forces), des morceaux épiques (revolutuions), des morceaux atmosphériques (Slow Down), bref, tout le monde peut y trouver son compte. Il va sans dire que la maîtrise instrumentale est hallucinante de justesse et d'inventivité.

Si vous ne devez écouter qu'un seul disque de jazz cette année, voire de cette vie, précipitez vous sur ce disque sans même réfléchir. Il est évident, pour nous, que ce disque fait partie des vraies belles surprises que nous aimons découvrir, tout comme il fait partie de ces grands disques à même de devenir instantanément des classiques.


Avec Sons Of Love, Thomas de Pourquery et Supersonic ont juste pondu un chef d’œuvre.

 

Rien que ça...

 

 

 

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