AHMAD JOUDEH Résilience et danse

12 Oct 2017

 

Ahmad Joudeh est né dans un camp de réfugié. Dans ce camp étaient entassés les apatrides, ces gens sans nations, sans terre, en exil, dont beaucoup fuyaient l'état islamique.

 

Tout petit déjà, il aime la danse. Son père, lui, n'apprécie pas. Il bat son fils pour l'empêcher de s'exprimer au milieu des logements de fortune du camp.

 

Pourtant, Ahmad continue, quitte à se prendre des roustres. Il part en secret étudier la danse, à Damas. Son père l'apprend, le bat. Sa mère décide de croire en son fils, quitte ce mari obtus et accompagne son fils dans cette vocation qui l'accompagne depuis toujours.


Depuis, Ahmad a dansé sur les ruines de Palmyre. Bien entendu, cela n'a pas plu à Daesh, qui a mis sa tête à prix, après l'avoir reconnu dans une émission de télé.

 

Exilé au Pays-Bas, où il a suivi le journaliste qui l'a exposé au monde, Ahmad s'est fait tatouer, sur la nuque, un message.

 

Ainsi, si Daesh le chope, la dernière chose que verra le bourreau, au moment de le décapiter, sera ce message :

 

danse ou meurs.

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