LAWRENCE ROTHMAN The book of law

5 Nov 2017

 

Et alors que nous suivons cet artiste du coin de l'œil, nous ne saurions trop vous conseiller d'ailleurs de découvrir l'onirisme suintant des vidéos de Lawrence, ce sont nos oreilles qui sont mises à contribution en ces jours derniers, puisque son premier véritable album the Book of law vient à peine de sortir.

 

Évidemment ou pas, mais de nombreuses rockstars se sont déjà cordialement invités sur cet opus, comme si, comme si, l'histoire était déjà en marche de l'autre côté des Amériques...

L’histoire, quelle histoire ?

 

 

Pourtant il nous faut avouer, que nous détestons cet album tout autant que nous l’adorons.

Sous ces allures kitchissimes, cet opus à l'esthétisme suranné, nous rappelle étrangement le Los Angeles des années 50, lorsque les orchestres pullulaient de part et d’autre du sunset trip, que les pin-ups cintrées dans leurs jupes affriolantes, s'étourdissaient jusqu'au petit matin, entre rôles avortés et poussière cosmique reniflée.

 

Cet album a cette couleur désuète.

il sent le souffre, la naphtaline, il suinte le désespoir, la lueur du matin, celle qui efface tous les péchés, nettoie les âmes de toutes ces souffrances absconses que nous nous infligeons. Lawrence du bout des doigts, tapote sur son piano, des mélodies pop ensorcelantes, émouvantes, alors que de sa voix de crooner, dont il abuse effrontément, il finit d’innerver ces connexions neuronales, qui n’en attendaient pas tant.

 

Une mélancolie putassière s'empare de nous.

A mesure que les sillons se dévoilent, un à un, cette basse qui chaloupe à loisir, nous ramène sur les berges de cette époque vénéneuse, où tout semblait possible jusqu’aux premières lumières du jour, que cette belle énergie qui n’existe nulle part ailleurs, se dissipait sous le fard de ces anges déchus.

 

Mais le meilleur de Lawrence Rothman est à venir : la fin.

C'est à cet instant qu'il emplit tout l'espace de sa vision artistique, lorsque les orchestrations grandiloquentes finissent par se taire, que les collaborations musicales, notamment féminines se font jour.

 

La respiration se cristallise autour de ces notes éparses… indispensables ; seul ou presque, il décoche les étoiles, dont les filaments s’enroulent autour de nos errances cabotines. Il touche du bout de son piano nos propres histoires, tandis que le maquillage glisse lentement de ses joues pourpres…

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