2018 DANS TA ...

4 Jan 2018

 

L’année 2018 s’offre déjà à nous, charriant avec elle son lot de sucreries inédites, de gouts et de couleurs bigarrés, qu’il nous tarde de laper avec avidité. Mais, alors que nous réfléchissons à peine à cette nouvelle respiration, cette cuvée 2018 brandit sous nos yeux hagards, cette fameuse liste de résolutions que nous ne manquerons pas de torpiller, avec le sérieux de seconde zone qui nous caractérise.

 

Des résolutions nous en avons plein les poches, de celles qui pourraient faire de nous de bien belles personnes, de fantastiques amants ou amoureux, de bien meilleurs hommes et pères, puisque le souci n’est pas tellement de rédiger cette putain de liste mais bien de se tenir à que ce nous voudrions améliorer, changer. En nous.

 

Dieu que cette liste semble interminable, et alors que nous feignons de noircir cette page, le postulat qui s’impose à nous, se pare d’étranges oripeaux qui finissent de nous consumer. En effet si l’être est humain, cela signifie d’emblée qu’il est imparfait, et qu’il nous semble légitime de penser alors que ces défauts nous constituent autant que les qualités qui nous animent, faisant de chacun de nous, des êtres au potentiel … unique ?

 

Au fond la seule question qui tienne véritablement le pavé, est de savoir pourquoi nous ne pouvons décemment gommer ces petites aspérités qui, en toute légitimité, ne contrarient que notre entourage. A bien y réfléchir, il y a bien longtemps que nous nous en accommodons, réussissant même à développer des trésors de stratégies pour contourner ces défauts qui n’en sont pas. Vraiment.

 

Peut-être alors pouvons-nous imaginer que cette force, cette résistance nous fait avancer, nourrissant cet appétit féroce qui fait de nous ce que nous sommes. Ainsi, en paraphrasant honteusement le superbe édito de Raphaël Glucksmann dans le nouveau magazine littéraire, peut-être sommes-nous en droit de penser que tout reste à écrire, même s’il faut nous disputer, puisque l’unanimité des idées c’est la mort, c’est à dire l’uniformité des individus ?

 

 

Faîtes-nous plaisir, détruisez cette putain de liste !

 

Vivez, aimez, embrassez qui vous voulez, pleurez si parfois, hélas il le faut, hurlez, cassez tout quand la douleur est trop forte, que vos poings bleuissent d’exaspération, mais par pitié, soyez vous-même, assumez-le et ne laissez personne vous convaincre du contraire. Ni maintenant, ni jamais.

 

Happy fucking New Year à toutes et à tous.

On vous embrasse. Fort.

 

 

 

 

 

 

 

 

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