B. CANTAT Clap de fin

14 Mar 2018

 

 

Cher Bertrand,

 

Merci d’annuler ta participation à tous ces festivals d’été et faire taire cette polémique inutile à ton encontre, même  si elle ressemble à une cabale, tu as raison. Mais tu dois comprendre, que nous avons grandi avec toi, ta musique, tes textes, que tu étais dans ce paysage musical moribond, l’espoir rock de toute une génération.

 

Surtout il y eut cet instant ou tu nous a redonné le goût de la poésie, tu étais notre Rimbaud, notre Verlaine à nous, nous avons bu tes litanies jusqu’à la lie, tu nous as légué cette envie d’écrire cette langue magnifique qui est la nôtre, comme tu nous as montré que nous aussi nous pouvions faire du rock et chanter dans la langue de Molière sans être ridicules. Ou presque .

 

Possédons-nous tous tes albums ? Oui cela est fort possible.

 

Alors tu comprendras, que non décidément, nous n’arrivons pas à pardonner ton geste, qu’il nous est encore pénible actuellement de réécouter ta musique, même si nous avons jeté une oreille distraite à Détroit, nous avons cependant pris soin d'ignorer ton dernier album. Le temps passe pourtant, mais nous ne trouvons pas les mots, ni la force, ou la spiritualité pour te trouver une once d’excuse.

 

Alors quand nous lisons la tribune de Marianne à ton sujet, nous ne pouvons nous empêcher de nous gausser. Le peuple, une frange obscure de ton public te refuserait le droit au pardon, crierait vengeance, alors que si tu avais été boulanger, tu aurais ce droit fondamental d’exercer ton métier, d’exercer pleinement ta rédemption, ta réinsertion ?

 

Même si tu t'en fous, mais tu es père, tu devrais pouvoir comprendre, nous élevons nos filles dans ces valeurs imbéciles que tu as bafoué, en franchissant ces limites infranchissables. Toi notre Héros au sens mythologique du terme, tu es juste devenu cette caricature du gros beauf même pas bourré, (dixit tes analyses sanguines au moment des faits), qui un soir, n’a pas mis une baffe à son amoureuse, mais l’a juste massacrée, copieusement.

 

Pour conclure Bertrand, nous ne crions pas vengeance, nous ne souhaitons pas ta mort médiatique, ou symbolique, nous voulons juste que tu comprennes, que nous ne voulons plus te donner cet amour que tu quémandes sur scène, Nous ne voulons plus communier avec toi, entrer en résonance avec ta musique, tes textes: Nous ne le pouvons plus.

 

Par pudeur et par tristesse ...

 

Ps: ci-joint une liste non exhaustive de métiers qui pourraient te convenir.

 

charcutier-cosmonaute

palefrenier-costumier

fleuriste à la Sacem

arrangeur-son chez Mickey

moine trappiste

sourcier à Vladivostok

carreleur-désigner

bucheron-carrossier

 

 

 

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