CABBAGE Nihilistic glamour shots

22 Mar 2018

Brut, rapide, furieux, addictif et sans esbroufe, le premier véritable album de Cabbage (après plusieurs EP , dont certains regroupés sur un pseudo album) nous saute à la tronche comme le souffle meurtrier de la déflagration d'une bombe artisanale.

Nihilistic Glamour shots est un pur moment de rock, avec ce petit plus qui pourrait lui permettre d'être repris comme hymne dans n'importe quel stade du globe, si toutefois ce groupe n'était pas aussi foutrement anticommercial dans l'âme.

Parce que le groupe à son éthique érigée en étendard, celle de faire ce qu'il, veut comme il veut, quand il veut. Punk et do it yourself dans l'esprit quoi. De l'énergie et de la mentalité punk, nous en retrouvons dans les refrains scandés par les cinq larrons composant
Cabbage avec des rythmiques forcément rentrent dedans et grâce à une basse trépidante et une batterie lourde mais précise.

Pourtant le groupe n'est pas punk à proprement parler. Il pourrait s'inscrire dans la même ligné qu'un groupe comme
The Hives, à la limite donc entre le rock et le punk. Cette limite oscille côté rock grâce à une approche parfois plus pop n'empêchant nullement les guitares de vrombir, de déchirer le silence à coup de dents, de riffer méchamment, bref d'énergiser les compos à toute balle.

Mais
Cabbage sait y faire pour casser l'ambiance fin de monde pour livrer des morceaux plus mélodiques, dans cet esprit totalement british qui fait des étincelles, celui de ne s'enfermer dans aucune case préconçue. Le résultat : un mélange parfaitement dosé entre fureur rock et apaisement mélodieux, et instantanément addictif, de la pop.

Si ce résultat est si probant, cela provient sûrement du savoir-faire de
James Skelly (The Coral) et de son acolyte Rich Turvey, que nous retrouvons tous deux à la prod. Si nous sentions, ou plutôt devinions en filigramme, quelques  sonorités, quelques inventions (ou intentions) qui nous semblaient familières, nous en avons rapidement eu la confirmation en découvrant que ces deux-là étaient aux manettes.

Aux dires du groupe d'ailleurs, cette collaboration, qui fut dans un premier temps difficile (certains ayant peur de perdre leur identité tandis que les autres voulaient gagner en impact), permis de recalibrer certains flottements dans les compos, de gagner en concision et en précision, sans pour autant que ne se perdre l'esprit vindicatif de
Cabbage.

Au sortir de
Nihilistic Glamour Shots, notre opinion est faite et nous n'en démordrons pas : Cabbage risque bien de tout pulvériser dans quelque temps. Nous pensons à des groupes comme The Clash, The Libertines, The Hives, The Coral (forcément), bref que du beau monde dont Cabbage reprend le flambeau de la plus lumineuse des manières.

 

 

 



 

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