EDITO AVRIL La famille, ça va ?

6 Apr 2018

 

 

C'est forcément un édito un peu triste que nous écrivons aujourd'hui. Un peu triste parce que Jacques Higelin est un peu mort. Comme de bien entendu, cela est irréversible. Un peu triste aussi parce que aujourd'hui, c'est l'entrée dans sa première dizaine de ma fille et qu'elle grandit, et qu'elle quittera un jour le nid. Mais Quel rapport entre Higelin et ma fille, outre cette date du 6 avril ?

 

La famille.

 

Ah ! La famille ! Cette entité aux bras tentaculaires que nous aimons autant que nous la détestons. Nous la détestons surtout pour les repas interminables durant lesquels victuailles et boissons abondent, amenant les langues à se délier, elles qui d'ordinaire sont si récalcitrantes à la moindre expansion. Et là, c'est souvent le drame car elles nous livrent, à ces moments-là, une (ou plusieurs) vérité sur les sentiments qui nous habitent.

 

Cette langue qui s'envole pour exprimer ce que nous nous efforçons de cacher par crainte d'être jugés, par crainte d'être ridicule tendance cul cul la praline. Énoncer ses sentiments, c'est vulgaire. C'est vulgaire parce que depuis tout petit tout le monde nous donne des conseils pour être fort, pour être des hommes, pour être jolie, pour être des femmes, mais personne ne nous apprend à expulser ce qui nous pèse, personne ne nous guide véritablement à exprimer ce que nous sommes.

 

Alors, certains se mettent à l'art parce que l'art possède en lui cette magie, celle d'évoquer de façon masquée, enfin plus ou moins, ce que nous portons en notre cœur. Tel ou telle artiste nous touchera d'une façon particulière parce que nos histoires personnelles sont autant de récepteurs potentiels, de prismes déformés/déformants, à une émotion édictée par un parfait inconnu (qui pourtant nous semble si proche).

 

L'art nous permet de nous sentir un peu mieux, un peu plus compris, un peu plus entendu. Ce qui n'est pas toujours le cas dans notre famille. D'ailleurs, l'adage dit que nous ne la choisissons pas (implicitement que nous la subissons). Décider, au contraire, de faire avec peut procurer des sentiments  forts. Après, que vous l'exprimiez par des mots, par des dessins, par de la musique, peu importe, le but étant de dire à ceux qui sont de votre sang que vous les aimez, que vous avez besoin d'eux pour continuer à grandir et à exister.

 

 

Du coup, que pouvons-nous vous souhaiter à l'approche de ce week-end et des futurs ponts du mois de mai ? Simplement de profiter de la vie, avec vos enfants, vos parents, vos cousins oncles et tantes, avec vos amis (cette famille que l'on choisit), et, avec eux, d'aller voir des expos, d'écouter de la musique, de danser, de manger et de boire un verre !

Please reload

Articles Récents

12 Nov 2019

Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon