JOSH T. PEARSON The straight hits !

18 Apr 2018

Voilà un disque étrange. Étrange car à première vue hétérogène, parce que surfant sur différents thèmes, différents styles. Étrange aussi parce que inattendu. Cet album, c'est celui de Josh T.Pearson (ex-lift to experience) et il s'appelle The Straight Hits !

Tout d'abord, avant même de placer ces 10 titres sur la table de dissection, voilà ce que l'on peut noter : tous les morceaux contiennent, dans leur titre, le mot straight. Celui-ci signifie droit, franc, clair. Intéressant.

Oui, c'est le mot juste car cet album l'est, fortement, follement. Dès le premier titre, nous arrivons dans l'univers du texan avec un rock vitaminé comme il faut, avec guitares, santiags et Stetson, avec un chant, aussi, dont la moitié des paroles sont avalées, comme si l'auteur s'amusait des « on-dit » sur l'accent Texan (traînant, à peine articulé). Si cet effet est marrant, nous nous disons vite que si l'ensemble du disque est de cet acabit, la lassitude pourrait bien vite pointer le bout de son Levis.

Mais dès le deuxième morceau, les éléments se mettent en place. Les guitares et l'esprit de cavalcade présents au premier titre se mettent en place et instaure un rock pétri d'intentions rock 50's, biberonées aux influences country/folk, et nous amène à définir le style de saloon rock (en opposition au pub rock anglais). Cela est notamment plus que pertinent sur le troisième titre avec son refrain collégial plein d'entrain (de mecs bourrés à la Tequilla). Jouissif et efficace, complètement populaire, mais  également insolent (car osant la surprise genre « je ne me prends pas au sérieux tout en faisant les choses sérieusement »), ce qui a tendance à nous séduire.

Nous sourions lors de petites trouvailles incongrues, d'approximations tout sauf fortuites qui épicent des morceaux qui auraient pu paraître insipides. En se frottant au cactus, le piquant ressurgit et se traduit par un mélange opposant tradition et modernité, c'est-à-dire un rock oldschool à base de gratte folk, de piano type saloon (mais pas ragtime), de chœurs masculins virils, et une modernité poussant certains titres à flirter avec le post rock (
Loved Straight To Hell) ou avec des sonorités eighties (A love song (set me straight)).

Mais là où
Josh T. Pearson est incroyable, c'est lorsqu'il impose ses balades improbables, sublimes, véritables hommages aux grands airs country folk esquissés aux images d'Épinal évoquant les grands espaces bordant le fleuve Rio Grande. Dans ces balades nous retrouvons handclaps, arpèges de guitares folks, choeurs doo-wop  et rythmes alanguis, parfait pour roucouler auprès de sa douce.

Ce disque, au final, s'avère une vraie réussite qui ne cesse de distiller ses charmes au fil des écoutes. Nous devenons vite accrocs aux mélodies de l'Américain, mélodies qui restent fichées quelque part dans notre crâne et ne demandant qu'à ressortir et à s'exprimer pleinement à la première paire de boots croisée dans la rue.

 

Immanquable !

 

 

 

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