COSMO SHELDRAKE The much much how how and I

21 Apr 2018

 

Par dessus tout, par dessus nos propres gouts, nos propres convictions, nous aimons les artistes qui ont ce grain de folie, cette capacité à créer une musique hybride, qui n’appartient qu’à eux et qui arrive à nous pourfendre le cortex de part en part.

 

Cosmo  Sheldrake est définitivement de cette trempe, il est à bien des égarements, un Artiste volant identifié…

 

 

 

 

 

 

Outre le fait que cet anglais illuminé se ballade constamment aux quatre coins du monde pour enregistrer, puis assembler tous les sons ou autres instruments iconoclastes qu’il rencontre sur son chemin, Cosmo propose, non pas une musique, mais un voyage. Non seulement le collage est suffisamment bigarré pour que nos oreilles averties soient irrémédiablement titillées, mais surtout il nous permet de nous cogner aux parois de nos propres connaissances instrumentales.

 

Le cerveau patine, avec lui tous nos engrenages se grippent, se désynchronisent, tentant vainement de se raccrocher à une mélodie pop salvatrice, tandis que la grande roue nous dévore, nous avale tout entier. A mesure que les morceaux s’enchainent, un sourire imbécile se dessine sur ce visage que nous tordons pourtant dans tous les sens, comme pour mieux nous rapprocher de l’inévitable.

 

De ces mille instrumentations qui résonnent en une seule et même orchestration magistrale, Cosmo sait nous perdre en chemin autant qu’il sait nous ouvrir les portes musicales de cet univers kaléidoscopique dont le lyrisme clinquant, ou l’élégance fanfaronne finit de nous convertir. Pour notre plus grand bien enfin, nous nous abandonnons à ces mélopées décousues ; elles habillent ces instants empruntés d’une étonnante fragilité, d’une justesse bien trop rare pour ne pas la citer

 

Alors oui, la grande roue peut continuer de tourner. Superbe, chatoyante, elle ventile une  à une ses couleurs dont la vivacité se révèle être enivrante, hypnotique. En contre-bas, Cosmo Sheldrake continue de faire son cirque, volubile et délicat à la fois, il jubile de cette farce musicale qu’il vient de nous interpréter : sonnent trompettes, cors, tubas ou autres loufoqueries atemporelles, mais the much much how how and I résonne d’une contemporanéité qui habille ce troisième millénaire déja si terne…

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