GLASS MUSEUM Deux

27 Aug 2018

 

L’été a cette vertu de pouvoir, lors de trop rares instants, nous permettre de nous poser, loin de l’actualité musicale brûlante, parfois sclérosante, même si, pitoyablement, nous tentons de ne pas nous égarer.

 

Il s’en est fallu de peu, voire de très peu, pour que nous passions à côté de ce groupe atypique, qu’est Glass Museum ; lorsque le Graal est à portée de main et que … vous savez !

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, il ne pleut pas.

 

Il tombe des cordes de piano, ciselées une à une, par les coups de cette grosse caisse, les double croches du hit-hat, les silences de cette batterie dont la justesse n’a d’égal que cette portée de notes ambitieuses qui caracolent, loin devant l’horizon. Elles virevoltent, nous apostrophent lorsque la ligne de fuite se confond avec celle d’un subtil contrepoint.

 

Aujourd’hui.

 

Et tandis que le ciel répand toute sa colère, l’archétype sidéral des Glass Museum, nourrit cette mélancolie qui peu à peu s’insinue en nous ; entre fulgurances et tempi habilement distillés, les remparts de sable s’évanouissent ; ils torpillent nos sens qui, un à un s’échouent, sur la grève.

 

Muet.

 

Lorsque le noir et le blanc dominaient ces images d’un autre temps, que les ritournelles à cordes frappées nourrissaient déjà notre imaginaire ; entre nostalgie putassière et sonorités habilement contemporaines qui confèrent à cet édifice instrumental, toute sa place, sa légitimité, dans cette époque  aux confins décidément bien incertains.

 

Deux.

Ils ne sont que deux et c'est tellement mieux.

 

C’est l’été et il fait beau, tellement beau …

 

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