KLIMT / SCHIELE / HUNDERTWASSER L'atelier des lumières Paris 13/04 au 06/01/19

1 Oct 2018

 

 

 

L’atelier des lumières est ou ne sera pas le musée de ce troisième millénaire poussif : du numérique, du son, des œuvres qui fondent du sol au plafond. Premier choc, pénétrer dans cette ancienne fonderie de plusieurs milliers de mètre carré, dans le plus grand noir, comme ça, l’air de rien.

 

Le public déambule, l’air hagard, un peu perdu dans cette immensité, juste avant que ne démarre un premier tableau numérique, à la réalité toute matrixienne, qui inonde tous les murs, le sol aussi bien que le plafond, alors que la musique, et quel choix (l’ouverture de Tannhäuser de Richard Wagner) nous place d’ores et déjà sous les meilleurs auspices qui soient.

 

Même si l’idée absconse d’un « son et lumière » imbécile nous traverse l’esprit, c’est bien tout le contraire qu’il nous est donné d’observer, de vivre. La salle est inondée des œuvres de Klimt, de toutes, y compris ses illustrations publicitaires ; ses couleurs dégoulinent comme jamais elles n’ont pu le faire auparavant, elles pénètrent nos rétines, ravivent nos sens, aiguisent nos appétits.  

 

Au fur et à mesure que les minutes s’égrènent, le choix de la musique, imparable nous imprègne, tout autant que les prouesses techniques que ces images ne cessent de révéler. Elles virevoltent, s’entrecroisent, s’évanouissent et en le faisant, annoncent les mouvements suivant. Cette immersion visuelle est totale, quelque soit l’angle sous lequel, nous nous trouvons, même si notre préférence va à la mezzanine.

 

Enfin difficile de ne pas plusser l’excellent choix du commissaire d’exposition, de présenter des artistes un peu moins connus, s’inscrivant pourtant dans cette mouvance viennoise ; Egon Schiele, nous interpelle avec ses portraits, ses corps désarticulés qui n’appartiennent qu’à lui tandis qu’Hundertwasser, dans un style très coloré nous enchante tout autant : ses farandoles architecturales, urbaines se répandent copieusement et achèvent nos pupilles.

 

 

Nous ne savons pas si ce genre d’exposition numérique permettra à touts celles et à tous ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les musées, les arts, de s’y rendre plus fréquemment, mais assurément le caractère ludique, moderne et terriblement participatif, de ce genre qui ne fait qu’éclore, séduit.

 

Reste à savoir si tous les artistes pourront se prêter à ce genre d’exercice : à quand Edvard Munch ? Soulages ?

 

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