EDITO OCTOBRE Enfin !

9 Oct 2018

 

Octobre se pointe déjà avec ses premiers froids, ses premiers espoirs ou confirmations artistiques, mais fidèle à cette réputation qui nous vaut d'être lue dans le monde entier, l'édito arrive à la bourre, très à la bourre, malgré nos efforts à peine louables. Le pire c'est que nous n'avons absolument aucune idée pour le rédiger : rien, nada, niet, peanut de chez peanut.

 

Nous avions pensé, l'espace d'un instant, commenter cette actualité navrante qui vise à pleurer la mort d'artistes célèbres, qui eurent la bonne ou la mauvaise idée de décéder dernièrement, mais non, rien non plus de ce côté ci. Au mieux serions-nous tentés par une vidéo de petit chat pour faire le buzz et attirer de nouvelles lectrices ou de nouveaux hipsters au poil dru, nous pourrions aussi nous amuser à commenter les élections brésiliennes, Jair Bolsonaro, "le petit Hitler des tropiques" comme on le surnomme déjà, mais non, rien non plus, aucune réaction de notre part.

Electroencéphalogramme plat.

 

Le temps passe inexorablement, nous traînons lamentablement pour trouver une idée sur cette célèbre plateforme de vidéos, à la recherche d'un angle, d'images animées, mais tout dégueule : les chutes, les vidéos de free-fight comme celles de course-poursuite avec la police tandis que de gentils ados boutonneux s'essayent à la chansonnette, dans des instantanés qui nous coupent littéralement le souffle.

 

Et puis au milieu de ce fatras indigeste, nous tombons sur cette vidéo qui nous explique justement, pourquoi il est si difficile à l'être humain de voyager dans le temps, de se propulser à la vitesse de la lumière, alors même que la théorie de la relativité restreinte nous ouvre des perspectives intéressantes. En effet "le trou de ver" nous permettrait de rêver aux distances les plus folles.

 

Et si, au final, dans ce tas d'immondices quotidien, nous ne cherchions qu'à rêver ? Nous étourdir, afin d'échapper à cette attraction terrestre, cette gravité qui plombe nos bottes de sept lieux ?

 

Peut-être est-ce aussi le rôle de l'art, quelque soit son substrat, de nous permettre d'activer cette imagination qui nous fait tant défaut : sauver J.M Basquiat d'une overdose assassine, laisser le petit A. Hitler rentrer aux beaux-arts de Vienne, dire à L. de Vinci de gommer ce sourire béat sur le visage de Lisa Gherardini, souiller les peintures de Pierre Soulages d'un blanc immaculé, juste pour rire, shooter au polaroid Banksy, rappeler à Phil Spector que tuer n'est pas jouer, jouer de la batterie dans Massive Attack, supplier John Lennon de ne pas rencontrer Yoko, Léonard Cohen de ne pas écrire ce magnifique hallelujah.

 

Rêver.

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