LE JEUNE HOMME DE CRAWLEY Jérémy Wulc

7 Nov 2018

 

 

Ce roman nous plonge dans l'histoire de cet homme Robert Smith, de ce musicien hors norme.

 

Chevauchant la machine à remonter le temps, qui s'étend de sa tendre enfance à l'émergence de ce qui deviendra au fil du temps, un des plus grands groupes de musique pop-rock, gothique, new wave, etc...

 

Tout, vous saurez tout ou presque sur le leader des Cure, leader crêpé devant l'éternel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un dimanche matin, tombé du lit, trop tôt, lorsque le soleil n'est pas encore levé, sur la table basse du salon, trône ce livre de Jérémy Wulc et c'est pourtant d'une main fébrile que nous saisissons ce livre aux reflets cramoisis.

 

Nous sommes toujours anxieux lorsque nous lisons des livres musicaux, souvent écrits par des passionnés (option intégristes ultimes...), dont la légèreté de la plume, ou du style littéraire affiché, s'apparente à celle d'une enclume lestée du dix huitième siècle.

 

Deux heures à peine après la lecture des premières lignes, nous refermons le livre. Ouf.

 

L'auteur bien qu'il choisisse une narration sous forme chronologique (ce qui pourrait alors s'apparenter à une biographie), a l'intelligence d'intercaler une narration fictive qui permet à Robert Smith de commenter sa vie, sa carrière, ses succès, ses désillusions, les choix ou sacrifices qu'il a dû faire pour amener son groupe au sommet. Bien évidemment ces pages sont complètement surréalistes, à tendance psychédélique, voire ésotérique puisque celui-ci cloîtré dans sa chambre, parle en plein coma...

 

Les deux narrations se télescopent, se complètent, créant alors une intrigue salvatrice.

 

Les moments clés de la vie de Robert Smith sont abordés, les rencontres bienveillantes qui le sauvèrent lui et le groupe, son producteur, sa femme, Simon son fidèle bassiste, autant de personnes qui lui permirent de garder le cap, lorsque le navire curesque, sombrait lamentablement, sous les flots rageurs d'alcool et de drogues.

 

Loin des clichés, l'auteur choisit de ne commenter que les chansons les plus significatives du groupe, les albums phares, ceux qui permirent au groupe de conquérir tous les publics, toutes les générations qui succombèrent au charme vénéneux de ce groupe de corbeaux mal tiffés. Ainsi, il s'attarde sur les rencontres artistiques qui ont conditionné l'attitude du groupe, sa réussite ? Les Joy Division à qui il emprunta le son de la basse apocalyptique, celui de Peter Hook, le look atypique et l'attitude tourmentée de Ian Curtis. Les succès s'empilent à la pelle, les disques d'or pleuvent, les directions artistiques s’enchaînent elles aussi au gré des envies de Robert, du boss qui jamais ne se départit d'avoir toujours ce coup d'avance.

 

Mais les années passent...

 

Viennent ces albums poussiéreux, ceux qui n'apportent rien à l'édifice musical du groupe, il y a ces configurations illusoires, cette fatigue qui s'accumule, ce désir de créer qui s'émousse, ce look ridicule qui continue d'habiller ce vieux monsieur et qui, brandit tel un étendard, nous rappelle cette jeunesse dorée et à jamais perdue.

 

Le rimmel coule tandis que les notes joyeuses de Lovecats résonnent encore... éternelles !

 

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