DIS MOI QUE TU M’AIMES Même si ce n'est pas vrai A.Marie Springer

12 Nov 2018

 

 

Qu'il est bon de détenir entre les mains un livre qui nous rappelle que sans l'amour, nous ne sommes pas grand chose, que l'univers aussi infini soit-il n'est rien face à ce sentiment puéril, imbécile qui nous façonne nous les hommes, les femmes de cette espèce décidément imparfaite mais ô combien exaltante.

 

Rafraichissante et unique à la fois.

 

Qui n'a pas cru mourir cent fois et vivre autant, à la suite d'un battement de cils, d'une démarche chaloupée, d'escarpins qui s'enfuient au loin ? Qui ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jouissif.

Jouissif de tenir entre ces mains ce bel objet, coloré, graphique, moderne dont la lecture fait appel autant à des facsimilés, qu'à des photos, qu'à une retranscription partielle des instants clés de ces magnifiques auteurs, trépassés pour certains depuis plusieurs siècles, hommes et femmes de lettres, hommes politiques, têtes couronnées ou précieuses, bandits de grand chemin, artistes éperdus de mots. D'amour.

 

Lecture.

Retourner le livre et cueillir ces lettres en paysage incertain, de bas en haut, comme pour mieux s'imprégner de ses cartes aux accents poétiques, perturber nos sens, jouer avec nos nerfs, brouiller les pistes par trop évidentes, sauter d'un substrat à un autre. Les indices tombent un à un, ils se succèdent au fur et à mesure des pages qui se dévoilent parfois volontairement, ou au contraire nous résistent, lorsque les facsimilés trahissent une écriture d'un autre temps, des tournures à l'usage désormais obsolète mais dont le charme pittoresque, nous ensorcèle.

 

Élégance.

Il n'est pas un auteur, qui ne traverse les époques, les arts, sans entremêler son sang, son âme à un ou une alter ego, à la croisée d'une nourriture autant spirituelle que charnelle, lorsque les corps s'abandonnent, que les cris remplissent les débats, que les culottes jonchent au sol, déchirées, que les draps souillés n'appartiennent qu'à ces amants extraordinaires, ces amoureux que rien ne semble arrêter; ni la distance, ni la différence d'âge, de sexe ou non, ni les disputes qui les galvanisent. Les mots mutent. Ils deviennent crus, sans pour autant céder à la vulgarité: ils sont l'expression de l'âme, de ces corps enfin repus.

 

Abstinence.

Ne te méprends pas mon amour, si loin de toi je déraille, c'est que l'absence cruelle dont je suis alors affublé, me fait écrire des choses que je ne pense pas vraiment, qui me dépassent et m'effraient tant. Les battements asynchrones de mon cœur se font plus durs, plus rauques. ils luttent. A mesure que les jours s'empilent, phatiques et inconséquents, je sais que grandit alors en moi, le plus grand sentiment qu'aucun être humain n'ait à ce jour porté : le pardon.

 

Pardonne-moi de mal t'aimer, lorsque si loin de toi, je crois mourir... en vrai !

Please reload

Articles Récents

19 Mar 2020

19 Mar 2020

14 Mar 2020

Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon