J.M BASQUIAT Fondation Louis Vuitton Paris

21 Jan 2019

 

Saignez puisqu'il le faut et  mesurez la vacuité de l'existence, de la vôtre comme celle de J.M Basquiat, sacrifié sur l'autel de l'art contemporain, de la folie, des drogues dures, de sa propre destinée.  

 

J.M Basquiat est une fulgurance, une évidence qui n'a fait que passer sur cette terre, lâchant au passage des centaines d’œuvres, peignant, gravant, collant, dessinant, surexposant les couleurs, les formes qui lui passaient dans la tête et l’empêchaient alors de dormir. De vivre tout simplement.

 

Aucun support ne lui résiste, aucune idée, aucune couleur (qu'il manie à la perfection), ne saurait faire défaut à son oeuvre boulimique, tentaculaire, pantagruélique. Carrelage, toile de jute, affiches de rue, sérigraphie, portes en bois, poèmes ou dessins écrits.

 

La musique l'inspire, le jazz, la littérature de son enfance qu'il pille sans vergogne, l'amour des femmes blondes aussi et surtout, ses contemporains, Cy Tombly en tête, Sugar Ray, Cassius Clay, Andy Warhol.

Striant ses veines de mille artifices chatoyants, il n'aura de cesse de régénérer son art tout en se brûlant copieusement à ses rayons ardents qui finiront d'avoir sa peau.

 


Les salles s’enchaînent, les surprises aussi, et tandis que  nous piétinons exagérément, que nous piaffons d'impatience, une seule question nous taraude encore l'esprit : pourquoi un tel engouement, un tel succès après toutes ces années qui ne semble pas se tarir, si nous en jugeons cette foule bigarrée ? De ses pairs, de tous, des vieux comme des plus jeunes, blancs, blacks, critiques d'art, esthètes de tous poils...

 

A bien y regarder, J.M Basquiat ne  se livre jamais véritablement.

A sa manière assurément unique, il stigmatise l'éternité  : est-ce de la peinture, du coloriage, de l'écriture, un fac similé de street-art ? Que font ces mots écorchés sur ces vierges tentures ? Quel est le message de son oeuvre, de sa maigre existence ?

 

Riding with death, son dernier tableau peint, est peut-être la clé à cette énigme Basquiat .

 

Vivons tant qu'il en est  encore temps ...

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