CONDORE Jaws

20 May 2019

 

A l’instar d'une plume, forcément aérienne, la musique de Condore sans mauvais jeu de mots, s'apparente à cet instant unique, ou l'infini se confond avec le néant, en un point de non-retour que seule la magie peut alors légitimer.

 

Au bout de ces 4 titres orphelins, il y a l'envie folle de poursuivre ce voyage tout juste initié ...

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, il nous suffit d'une note, d'une étincelle pour être conquis, une toute petite lueur qui nous conquiert au-delà de ce que nous pouvions en attendre. Avec la plus grande fébrilité qui soit, nous prions alors pour que l'album tienne toutes ses promesses, qu'aucun morceau ne vienne briser l'harmonie, l'étendue de  cette contrée céleste qui désormais s'offre à nous.

 

Parfois nous nous trompons. Nous pestons alors contre ces mesures asynchrones, indigestes, ou bancales qui malmènent notre perception, ces arrangements incongrus, surannés, qui éteignent en nous, toute velléité de résistance.

 

Parfois, au détour d'un ep quatre titres, Jaws, à la couleur pourtant monochrome, mais aux plumes affûtées, nous nous surprenons à rêver. Nous adorons que ces notes de piano qui s’égrènent lentement, servent à brandir ces instants musicaux, comme autant de vérités éthérées.

 

Il suffit alors d'un regard par la fenêtre et d'un temps maussade pour que cette mélancolie abrasive se mette à courir dans ces veines cramoisies et nous étreigne. C'est à peine si nous avons le temps de capturer ces mélodies dont la fugacité avérée nous étourdie que déjà, l'aube se dessine par delà cette ligne d'horizon. Volatile.  

 

Parfois, et seulement parfois il nous arrive, à nous aussi de nous sentir légers ...

 

 

Please reload

Articles Récents
Please reload

Archives
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - White Circle
  • 1447126333_mail-icon