EDITO JANVIER 2020 Happy Black New year

2 Jan 2020

 

Comme chaque année nous allons tenter de tenir nos objectifs, de définir une liste d’actes à ne plus occulter: rendre les chroniques à temps, essayer de ne plus boire autant pour trouver une inspiration chimérique, ou s’inspirer maladroitement de la respiration du monde.Telle quelle est.

 

En effet, chaque année, comme de bons petits soldats, nous tentons de devenir les propres héros de notre existence en essayant de ne pas critiquer nos congénères qui affichent sur les réseaux sociaux, des gouts ô combien discutables. Ils se réjouissent d’écouter encore des albums issus d’un autre temps, qui sont à la limite de l’anachronisme, puisque nous les écoutions il y a de cela vingt cinq ans. Oui, un demi-siècle, autant le dire, depuis l’avènement d’Internet, une éternité, une antiquité.

 

Et alors que nous avançons seuls, avec ces idées absurdes, qui passionnent pourtant deux ou trois quidams du fin fond de l’Arkansas (ne vous moquez pas nous avons des lecteurs issus de ces contrées NDLR), il nous apparaît que le monde de la musique en 2020 va continuer de nous resservir à loisir ce vent de nostalgie aux relents putassiés, comme si de rien n’était, comme si aucune autre alternative (autre que mercantile ?) ne pouvait exister.

 

Mais tel un matador à peine enrhumé, Monsieur Soulages nous fait croire en un lendemain glorieux. Nous constatons avec avidité que ce vieil homme, qui vient de fêter dignement ses cent printemps, nous propose un art en perpétuel mouvement, qui ne se satisfait pas d’une temporalité navrante, usante ou sclérosante, mais qui, au contraire, sait s’inscrire dans une éclatante contemporanéité.

 

Ouf. Sauvés. Pour l'instant... 

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